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 La bataille d'Azincourt

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AuteurMessage
De Castellane
Mort au combat
Mort au combat



Carnet militaire.
Affecté Affecté :

MessageSujet: La bataille d'Azincourt   Sam 18 Juin - 10:06

VIDEO DE LA BATAILLE EN 3 PARTIES



http://www.dailymotion.com/video/x9l2di_la-bataille-dazincourt-un-vendredi_webcam



l'espace disponible supprime, on l'a vu, toute notion de manoeuvre et interdit d'engager conjointement les trois « batailles ». Elles ne pourront intervenir que successivement dans un choc brutal d'une troupe de chevaliers et de servants d'armes. Archers, arbalétriers, miliciens communaux, toisés de haut, sont mis à l'écart. Les féodaux ne savent que faire de cette « piétaille ». Dans sa retraite depuis Harfleur, le roi Henri V a perdu le gros de ses chevaux. Il compte surtout sur ses archers, fidèles auxiliaires de l'armée anglaise. Crécy l'a montré. Il les a, en outre, exercés à la manoeuvre du « piquet ». Ces piquets sont de longs bâtons de plusieurs pieds, armés d'une grosse pointe en fer à chaque extrémité. Fichés au sol et inclinés au commandement, ils constituent de véritables chevaux de frise, brisant la charge des cavaliers
L'automne est déjà bien avancé. Il a plu. La terre d'Artois est grasse et lourde. Elle entrave la marche des hommes et des bêtes. Il a encore plu dans la nuit du 24 au 25 octobre. Les Anglais ont dormi à peu près au sec, Henri V les ayant fait reposer à l'abri. En revanche, les Français sont fat­gués. Ils ont reçu des trombes d'eau et n'ont guère fermé l'oeil. Au matin de ce 25 octobre 1415, les deux armées se font face à quelques centaines de mètres de distance. Le silence est de rigueur dans le camp britannique; un millier d'hommes est massé de front. Henri V est au centre de son dispositif qui comprend dans les 14000 combattants. Il attend l'attaque. Dans le camp français, le tumulte règne et l'incertitude prévaut.
Au dernier moment, Boucicaut a réussi à tempérer es ardeurs belliqueuses. L'ordre d'attaquer a été reporté et chacun bivouaque en désordre. Henri V perçoit que les Français se dérobent. Son armée a faim. Depuis vingt-quatre heures, sa troupe, sous les armes, n'a pas mangé. Se décidant à forcer le destin, le roi ordonne de se porter en avant. À ce mouvement imprévu, le cri « Aux armes ! » retentit dans le campement français. Chacun s'efforce de reprendre les positions un moment occupées puis abandonnées après la décision d'ajourner l'action. Si l'ardeur est certaine, la précipitation perturbe l'ordonnance initialement convenue. Résolument, deux colonnes de I 200 à 1500 cavaliers français au total s'élancent, longeant les bois d'Azincourt et de Tramincourt. La glaise, récemment retournée et ensemencée, est imbibée d'eau. Les chevaux s'embourbent et n'avancent qu'à pas comptés.
La manoeuvre du piquet s'exécute à la perfection. La charge est stoppée alors que les archers anglais déversent des nuées de flèches meurtrières; les deux chefs de la cavalerie sont mis hors de combat. Cliquet de Brabant est tué, le comte de Vendôme fait prisonnier. La journée débute mal. Le connétable d'Albret, avec sa
«bataille», renversera-t-il le cours des choses? Ses chevaliers sont théoriquement montés mais beaucoup vont à pied faute d'espace et dans l'espoir de mieux frapper. Un moment d'Albret semble s'enfoncer dans le front adverse mais il est pris de flanc par les archers. Les chevaux, frappés à mort, s'affaissent; les chevaliers chutent à terre. Incapables de se relever seuls, ils sont à la merci des coutiliers. Le connétable et le duc de Brabant sont tués parmi les premiers. Le maréchal de Boucicaut. qui n'est pas de ceux qui restent à l'arrière, est blessé grièvement à son tour. Il disparaît sous les blessés et les cadavres. L'affrontement tourne au carnage. Débouchant vague par vague, en rangs compacts, les Français, se précipitant à la rescousse, viennent tour à tour mourir sous les coups des archers et des fantassins anglais autrement plus mobiles. Mais l'affaire n'est pas terminée. Chaque parti a souffert. Le duc d'Alençon regroupe les siens et les débris de la
«bataille» du connétable. Henri V fait de même et se reforme en ligne à 300 pas.
Les deux armées vont s'affronter à nouveau, cette fois aux approches du château d'Azincourt qu'on devine derrière une ligne d'arbres. Durant de longs moments la mêlée demeure incertaine. Les archers anglais se montrent toujours aussi redoutables. Alertes, ils se glissent et frappent leurs adversaires de flanc. Les Français possèdent encore l'avantage du nombre mais, incapables de manoeuvrer, ils sont plus que jamais contraints à combattre de front, et payent la lourdeur de leurs équipements. Le duc d'Alençon a près de lui 18 chevaliers qui ont fait le serment d'abattre le roi d'Angleterre dont l'étendard se distingue nettement. Audacieusement, il se lance avec ses compagnons. Sa fougue lui fraie un passage jusqu'au monarque. D'un coup d'épée, il écarte le duc de Gloucester, frère du roi. D'un autre, il brise la couronne coiffant le casque du roi Henri V. Mais les Anglais l'assaillent de toutes parts. Il s'affaisse, mortellement blessé. Ses fidèles, qui l'ont suivi dans l'ambition désespérée de tuer le roi, partagent son sort.
Henri V est maître du champ de bataille, et la barbarie va ternir à jamais son succès. En effet, 4000 prisonniers, tous nobles et plus ou moins blessés, sont entre ses mains. Soudain, sur des rumeurs de l'imminence d'une nouvelle attaque française, il ordonne de les massacrer. Les archers britanniques, à coups de dagues, se chargent de la vile besogne avant qu'Henri V ne revienne sur sa décision. Mais près de la moitié des captifs sont déjà morts. La bataille est enfin terminée. Elle n'a duré que trois heures : 6000 chevaliers français sont morts, les comtes de Vendôme et de Richemont, le maréchal de Boucicaut, blessés, sont prisonniers. Il est un autre prisonnier fameux. Charles d'Orléans, le poète, père d'un futur roi de France, Louis XII, restera vingt-cinq ans en captivité en Angleterre. Il y chantera la patrie lointaine. Les Anglais, eux, n'ont eu que 1 600 morts.
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