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 Les cuirassiers

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DAVOUT
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Carnet militaire.
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MessageSujet: Les cuirassiers    Jeu 15 Sep - 17:38

Unités prestigieuses, cuirassiers et carabiniers furent redoutés de toutes les armées et des cavaleries opposées à l'armée Impériale. .



Chant Les cuirassiers :

Au milieu de la bataille,
Sur les étriers de leurs grands chevaux,
Grisés par le sang, la mitraille,
Les cuirassiers chargent au galop.
C’est la charge, c’est la foudre,
C’est l’assaut dans le sang et dans la poudre.
L’ennemi s’enfuit, l’épée dans les reins,
Laissant tous ses morts sur le terrain.

Les cuirassiers sur les étriers
De leurs grands chevaux,
Pour mieux boire à la victoire,
Remettent vivement les sabres au fourreau.




Sous l'Ancien Régime, depuis la fin du XVIIe s., il n'existait plus qu'un seul régiment de cuirassiers : le 8e de cavalerie, dit « des cuirassiers du roi ». C'est Napoléon Bonaparte qui, en 1802, décida de doter de nouveau certains régiments de grosse cavalerie de la cuirasse complète.

L'année suivante, douze régiments de cuirassiers furent créés et prirent rapidement la marque des soldats d'élite depuis Louis XIV : la peau d'ours, non pas en bonnet comme pour les carabiniers ou les grenadiers de la Garde, mais en bandeau autour du casque... Pour être admis au sein de ces troupes d'élite, il fallait remplir des conditions particulières : entre autres, mesurer au moins 1,73 m ; avoir fait trois campagnes, etc.

En 1809, grandes nouveautés : furent formés deux autres régiments de cuirassiers, auxquels s'ajoutèrent les deux régiments de carabiniers, élite de l'élite, désormais pourvus d'une magnifique cuirasse cuivrée et d'un étincelant casque de cuivre surmonté d'une chenille de crin rouge ! Surtout, chez tous les cavaliers, l'habit à la française fut remplacé par un habit-veste plus fonctionnel, à basques très courtes, blanc et bleu ciel à parements rouges ou bleus pour les carabiniers, bleu foncé à parements de différentes couleurs selon les régiments pour les cuirassiers. Seuls les trompettes, par respect d'une très vieille tradition, ne portaient pas de cuirasse, mais une sorte de dolman abondamment garni de brandebourgs et agréments en galon de la livrée de l'Empereur.

Comme leur nom le suggère, les cuirassiers, grands gaillards juchés sur de puissants chevaux, bottés et bardés de cuir, étaient protégés par une cuirasse (modèle 1804 amélioré 1807, puis 1812) formée d'un plastron (avant) et d'une dossière (arrière) en tôle de 2,8 mm d'épaisseur, attachés à la taille et reliés aux épaules par des bretelles de cuir recouvertes d'écailles de laiton et garnis de soixante-huit boutons également en laiton. Pesant environ sept kilos, elle était doublée d'une matelassure rembourrée de crin.

Si elle assurait une assez bonne protection contre les coups de sabre ou de baïonnette et même contre les éclats ou la mitraille, elle n'était toutefois pas très efficace contre une balle de fusil tirée à moins de quarante mètres. Les cuirassiers portaient aussi un fort casque métallique (avec visière, couvre-nuque, protège-joues et mentonnière) surmonté d'un cimier, d'un plumet et prolongé par une crinière (le tout pour en imposer à l'adversaire !).

L'arme offensive de base du cuirassier était le sabre droit de grosse cavalerie (modèle an IX) appelé vulgairement « latte », car long (lame de 98 cm), large et assez lourd : davantage destiné à frapper ou à piquer qu'à croiser. Afin de se défendre contre les armes à feu, le cuirassier était également doté de deux pistolets d'arçon (modèle an IX, puis an XIII, calibre 17 mm, env. 35 cm) et même, lors de la campagne de Russie (où il pouvait se trouver isolé en rase campagne), d'un mousqueton (modèle an IX, calibre 17,5 mm, env. 1,10 m).

Normalement voués à la charge massive et brutale (soit en rupture d'infanterie, soit en contre-attaque de cavalerie), les régiments de cuirassiers (articulés en quatre ou, de 1806 à 1809, cinq escadrons de cent à deux cents cavaliers répartis en compagnies et pelotons) étaient groupés par trois, puis par deux, en brigades.

Deux brigades, avec une batterie à cheval (une pièce par régiment), constituaient une division. Les divisions de grosse cavalerie (carabiniers et cuirassiers), dont le nombre varia de deux à quatre, formaient la cavalerie de réserve que l'Empereur pouvait lancer presque en bloc, comme à Eylau, pour faire la décision au terme d'une bataille indécise...

Citons ce dernier : Les carabiniers et les cuirassiers sont seuls en mesure de créer l'événement par l'action de choc massive et brutale. Les cuirassiers sont plus utiles que toute autre cavalerie [...] Leurs charges sont bonnes également au commencement, au milieu et à la fin d'une bataille [...] sur les flancs d'une infanterie engagée de front [...] ou pour soutenir la cavalerie légère et la cavalerie de ligne.

Notons à ce point que, contrairement à ce qu'on voit dans le film Le colonel Chabert, les charges de cavalerie étaient plutôt lentes et s'effectuaient au trot (le galop n'étant pris que pour les cent à deux cents derniers mètres) : il fallait en effet à la fois garder un certain alignement pour accroître la violence du choc final et ménager les chevaux qui devaient pouvoir charger jusqu'à dix ou quinze fois ( ! ) dans un long mouvement de flux et de reflux.

Montures et cavaliers, chargeant un front de troupes, devaient tout d'abord essuyer le tir de l'artillerie (à boulets à partir de huit cents mètres, puis à mitraille en deçà de quatre cents mètres), ensuite affronter la fusillade de l'infanterie (en deçà de cent mètres) et, en évitant leurs compagnons culbutés, se jeter contre son mur de baïonnettes !

Enfin, en théorie, car, en pratique, les chevaux refusaient de venir s'empaler sur ces dernières et, pour disloquer un carré, il fallait coordonner les attaques de cavalerie avec les tirs à mitraille de l'artillerie à cheval et les feux précis des tirailleurs. Les centaures sabraient alors les fantassins ennemis à coups répétés. S'ils ne réussissaient pas à percer, ils se repliaient sur les ailes pour reformer leurs escadrons qui repartaient à la charge dans les hurlements et les sonneries de trompettes...

Les cuirassiers s'illustrèrent sur la plupart des champs de bataille de l'épopée napoléonienne. Mentionnons quelques actions d'éclat,

En 1805, à Austerlitz, les cuirassiers, par trois charges successives, enfoncèrent et disloquèrent les forces du prince de Liechtenstein (Autriche) avant de contre-attaquer et de culbuter, avec les grenadiers à cheval de la Garde, la grosse cavalerie russe, réputée la meilleure d'Europe.

En 1806, à Iéna, la cavalerie de réserve, commandée par Murat, transforma la retraite des Prussiens en une fuite éperdue...

En 1807, à Eylau, alors que la bataille, entre une armée impériale éloignée de ses bases et un adversaire russe plus nombreux, demeurait indécise, l'Empereur (Murat, nous laisseras-tu dévorer par ces gens-là ?) lança toute sa cavalerie disponible (soit une cinquantaine d'escadrons, dont les cuirassiers d'Hautpoul) dans la boue glacée et la neige fondue en plein brouillard ! La charge, très coûteuse, fut néanmoins irrésistible...

La même année, à Friedland, les cuirassiers de Nansouty, dont certains régiments chargèrent plus de quinze fois ( ! ), causèrent à l'ennemi des pertes terribles...

En 1809, à Eckmühl, chargeant sans relâche jusqu'à la nuit, les cuirassiers mirent l'armée adverse en déroute et la poursuivirent au clair de lune. Napoléon écrivit au ministre de la Guerre : « Les cuirassiers me rendent des services inappréciables. »

La même année, à Essling, la grosse cavalerie française se dépensa sans compter au prix de lourdes pertes. Les cuirassiers de Nansouty et d'Espagne se couvrirent de gloire...

Toujours en 1809, la bataille de Wagram fut gagnée grâce à l'engagement de toute la réserve de cavalerie.

En 1812, en Russie, cette réserve, aux ordres de Murat, comprenait quatre corps composés chacun d'une division légère et de deux divisions de carabiniers, cuirassiers ou dragons, soit environ quarante mille cavaliers qui firent des prodiges d'héroïsme tout au long de cette terrible campagne. Deux exemples. Au début, à Borodino, sur la Moskowa, les grosses cavaleries des deux adversaires se livrèrent un combat acharné : les Russes durent finalement se replier et furent poursuivis jusqu'à Moscou.

Au terme de la catastrophique retraite, lors du célèbre passage de la Bérézina, les débris des divisions de cuirassiers tinrent ferme et permirent aux restes de la Grande Armée de franchir les ponts lancés par les sapeurs de la Garde. Malgré leur épuisement et leur dénuement, les cuirassiers (brigade d'Oullembourg, division Doumerc) eurent la discipline d'astiquer casques et cuirasses !

Les cavaliers russes en furent frappés de stupeur... C'est alors que des fantômes amaigris, flottant dans leur cuirasse et chevauchant des haridelles, chargèrent furieusement: les Russes se débandèrent en laissant plus d'un millier de morts... C'était la dernière charge de la cavalerie impériale en Russie.

En 1813, contre les Autrichiens, Murat et la cavalerie de réserve firent merveille : enfoncée, disloquée, sabrée, cernée ou poursuivie, l'infanterie ennemie perdit cinq mille tués et plus de dix-huit mille prisonniers.

En 1814, sur le territoire national envahi, les deux mille cavaliers de Nansouty battirent souvent un ennemi bien plus nombreux, mieux monté et instruit.
Enfin, en 1815, au cours de la campagne de Belgique, lors de la victoire de Ligny contre les Prussiens, le cheval de Blücher lui-même s'abattit au milieu d'une charge vigoureuse du 9e cuirassiers.

Deux jours plus tard, à Waterloo, le même régiment, accompagné du 6e, ramena la cavalerie de la garde anglaise « l'épée dans les reins ». Et, pendant plusieurs heures, dans les pires conditions de terrain (pentes boueuses d'un plateau), près de six mille carabiniers, cuirassiers et dragons, soutenus par près de quatre mille cavaliers de la Garde, se précipitèrent sur les carrés anglais et alliés encore intacts, peu bombardés, bien pourvus en artillerie et organisés en profondeur derrière les chemins creux et les crêtes.

Le tir dense et précis des excellents canons et fusils britanniques fit des ravages parmi les cavaliers trop concentrés. Pourtant, à force d'acharnement (certains escadrons chargèrent seize fois !), les carrés ennemis furent ébranlés, pénétrés, pourfendus, amenuisés.

Si l'Empereur avait disposé de l'infanterie d'élite qui contenait l'irruption prussienne sur les arrières, l'armée anglaise eût été bel et bien battue... En tout cas, les officiers alliés furent unanimes à souligner la bravoure et l'allant des cuirassiers français qui, sabre à la main, s'élançaient vers la mort surgissant des bouches à feu.

En conclusion, citons les propos du commandant en chef des armées anglo-hanovrienne et hollando-belge, Wellington lui-même, qui déclarait à ses officiers après Waterloo : Messieurs, vous ignorez peut-être quelle est actuellement la meilleure cavalerie d'Europe ? C'est la plus mal montée de toutes : la cavalerie française ! Depuis que j'ai eu personnellement à soutenir les effets de son audace et de sa détermination, je n'en connais aucune qui soit capable de la surpasser.


In periculo ludunt./Ils se jouent du danger.




Source le 12 éme cuirassier "Dauphin-cavalerie",il s'agit d'un essai historique sur cette arme,établit par un colonel en disponibilité,féru d'histoire et passionné par son corps le 12 éme cuirassiers.je regrette de n'avoir pas son nom mais je salue son travail et je suis sur qu'il aurait été heureux de vous faire partager sa passion.


Dernière édition par DAVOUT le Mar 20 Sep - 22:54, édité 2 fois
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De Lasalle
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MessageSujet: re   Jeu 15 Sep - 20:39

superbe présentation,

Je connais l'air de la chanson si vous voulez, puisque j'étais cuirassier...

Par contre , est-tu sur qu'il n'existait qu'un regiment avant Napo ???

Je ne crois pas...
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DAVOUT
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MessageSujet: Les cuirassiers   Jeu 15 Sep - 22:01

Hello Lassalle,

il est écrit , "..;il n'existait plus que ..." donc , je crois que cela sous entend que d'autres unités étaient actives puis démantelées,du moins je le suppose.pour le moins je pousserai les investigations plus loin !!

Amicalement


Dernière édition par DAVOUT le Jeu 15 Sep - 22:33, édité 1 fois
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De Walther
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MessageSujet: Re: Les cuirassiers    Jeu 15 Sep - 22:30

Merci Davout applaudissements
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De Lasalle
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MessageSujet: re   Jeu 15 Sep - 22:41

t'as raison par rapport à la tournure de la phrase, j'avais mal lu...
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De Rocroy
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MessageSujet: Re: Les cuirassiers    Ven 16 Sep - 6:56

Excellent sujet bravo

............. si tu pouvais le poster sur le site des Lordz. Pour leur expliquer qu'une unité de cavalerie ne déroute pas en moins de 3 secondes !!! triste et devenir irrécupérable.
Elle se replie et se reforme pour relancer la charge !

_________________
De Rocroy, Maréchal d'empire, Fondateur du RD.

" Royal d'abord, Premier toujours. "
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De Castellane
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MessageSujet: Re: Les cuirassiers    Ven 16 Sep - 8:31

Officier de carabiniers.


ANNEXE : formations de cuirassiers et carabiniers dans la Grande Armée de 1805 à 1815.


1805 : Deux divisions (Hautpoul et Nansouty) ,soit dix régiments à quatre escadrons de cent vingt cavaliers (environ cinq mille au total) .

1809 : Une division de réserve (Nansouty) et deux divisions détachées (Espagne et Saint-Sulpice) , soit quatorze régiments à cinq escadrons de cent soixante cavaliers (près de douze mille au total) .

1812 : Un corps à deux divisions (Saint-Germain et Valence) sous Nansouty ; une division (Walther) dans le corps de cavalerie de Montbrun et une division (Doumerc) dans le corps de cavalerie de Grouchy, soit seize régiments à quatre escadrons de deux cents cavaliers (plus de douze mille au total) .

1815 : Deux corps à deux divisions (Saint-Alphonse et Delort sous Milhaud ; L'Héritier et d'Urbal sous Kellermann) , soit quatorze régiments (deux régiments de dragons pour compléter) à trois escadrons de cent vingt cavaliers (environ cinq mille au total) .


Dernière édition par De Castellane le Ven 16 Sep - 8:56, édité 1 fois
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Masséna
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MessageSujet: Re: Les cuirassiers    Ven 16 Sep - 8:48

Merci beaucoup Davout.

C'est vraiment un texte passionnant !!!
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De Soubise
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MessageSujet: Re: Les cuirassiers    Ven 16 Sep - 11:52

Merci Rocroy, j'avais très de dire quelque chose comme toi mais je me contenais, c'est agaçant de voir ce que l'on écrit supprimé.
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De Curial
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MessageSujet: Re: Les cuirassiers    Sam 24 Sep - 0:14

Compléments de dossier

NAISSANCE DES REGIMENTS DE CUIRASSIERS

Les troupes à cheval de l'armée francaise de 1791 à 1800 comprenaient, outre les Dragons, les Hussards, les Chasseurs, un certain nombre de régiments sous le simple nom de "cavalerie". Ces régiments au nombre de 25 en 1791, furent portés à 29 sous le directoire et ramenés à 25 par l'arrêté du 23 fructidor an VII (9 septembre 1799).
Ces régiments sont à 3 escadrons (437 hommes, 397 chevaux).


L'arrêté des consuls du 18 vendémiaire, an X (10 octobre 1801) ramenait à 22 le nombre des régiments de cavalerie et dit dans son article 4 "les 2 régiments de cuirassiers crées seront formés de celui qui porte aujoud'hui cette dénomination (8ème) et du 1er de cavalerie". Ces numéros sont donc maintenant vaccants dans les régiments de cavalerie et le 24ème est licencié pour complèter à 4 escadrons (657 hommes, 603 chevaux) nos deux premiers régiments de cuirassiers.
L'arrêté des consuls du 20 vendémiaire an XI (12 octobre 1802) transforme les me, 3ème, 4ème régiments de cavalerie en cuirassier; le 25ème de cavalerie est supprimé et ses escadrons vont porter à 4 le nombre des escadrons des régiments nouvellement crées.
L'arrêté des consuls du 2 nivose an XI (23 decembre 1802) prescrit que les 5ème, 6ème, 7ème de cavalerie deviendront cuirassiers; ils seront portés à 4 escadrons par l'incorporation dans chacun d'eux d'un escadron du 23ème régiment de cavalerie désormais licencié.

L'arrêté du 10 nivosean XI (31 decembre 1802) dissout les 19ème, 20ème, 21ème, 22ème de cavalerie, dont le personnel va porter à 4 escadrons les effectifs des régiment de 9 à 18.

Enfin un décret du 1er vendemiaire an XII (24 septembre 1803) prescrit que les 12 premiers régiments de cavalerie porteront la cuirasse et seront appelés CUIRASSIERS.

Dès lors, les régiments de cavalerie de 13 à 18 passeront dans l'arme des dragons ou ils prendront les numéros de 22 à 27.

Fin de l'année 1808 création du 13ème régiment.
En 1810 création du 14ème régiment.


A venir: REVUE DE DETAILS

sources: les uniformes du premire empire, BUCQUOY
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MessageSujet: Re: Les cuirassiers    Sam 24 Sep - 17:10

bravo bravo bravo bravo Decurial
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MessageSujet: Re: Les cuirassiers    Sam 24 Sep - 18:42

REVUE DE DETAILS
L'évolution de l'uniforme sous la cuirasse 1801. 1815.
PERIODE 1801.1803
Nos cuirassiers nouvellement promus conservent leurs anciens uniformes et couleurs distinctives

Tableau des couleurs distinctives 1791/1801-1812/1813

Voici l'allure générale des cuirassiers à leur céation.



PERIODE 1803-1805
Tres vite l'uniforme à pans longs (No 1 et figure A,B,C) s'avere être incommode avec le port de la cuirasse. L'habit-veste (No 12 et figure D) est prescrit à tous les régiments.
Autre vue pour comparaison.

Sources: Cdt BUCQUOY
Revue: TRADITION
A suivre...



Dernière édition par De Curial le Mar 27 Sep - 11:30, édité 5 fois
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MessageSujet: Les cuirassiers   Dim 25 Sep - 8:49

Historique du 12e régiment de cuirassiers

« Dauphin-cavalerie » créé en 1668 avec des compagnies de divers régiments et une compagnie de chevau-légers du Dauphin.

Devient 12e régiment de cavalerie en 1791.

Devient 12e régiment de cuirassiers en 1803.

Licencié à Niort en 1815.

Devient régiment de cuirassiers de la Garde impériale en 1854.

Devient 1er régiment de cuirassiers de la Garde impériale en 1855 quand est créé un second régiment de cuirassiers de la Garde.

Devient régiment de cuirassiers de la Garde impériale en 1865 par la fusion des deux régiments de cuirassiers de la Garde.

Devient 12e régiment de cuirassiers en 1871.


Principales campagnes, batailles et faits d'armes (1792 - 1815)

1792 - 1800 : armée du Rhin.

Combats de Stromberg, d'Alzey, de Brumpt (1792 - 1793) où le cavalier Antoine Mignon dégage plusieurs de ses camarades entourés par de nombreux ennemis.
Combats de Haguenau, de Gambsheim (1793), de la Rebutte, de Schweigenheim, de Spire (1794), de Frankenthal (1795), de Mindelheim, de Friedberg, d'Ulm, bataille de Biberach, combat de Müllheim (1796), blocus de Philippsbourg (1799), bataille d'Engen (1800) où le lieutenant Lefetz, à la tête de son peloton, attaque trois pelotons de uhlans escortant trois pièces de canon, les met en fuite et s'empare des pièces.
Batailles de Moeskirch, d'Hohenlinden (1800). Lors de cette victoire décisive, sont cités à l'ordre de l'armée : le chef d'escadrons Christophe, commandant le 12e de cavalerie, et le capitaine Lequay pour avoir chargé l'ennemi à la tête de sa compagnie et lui avoir pris quatre pièces de canon. Obtiennent un sabre d'honneur : le maréchal des logis Ignace Heim pour s'être emparé d'une pièce de canon et le maréchal des logis Courtot pour avoir chargé résolument deux cents uhlans avec seize hommes seulement et les avoir taillés en pièces.

1800 - 1815 : Grande Armée.

1805 : Wertingen, Elchingen, Hollabrunn, Austerlitz.

1806 - 1807 : Iéna, Heilsberg, Friedland.

1809 : Eckmühl, Ratisbonne, Essling, Wagram.

1812 : Mohilev, la Moskowa, Winkowo (division Valence sous Nansouty).

1813 : Bautzen, Reichenbach, Dresde, Wachau, Leipzig (division Bordesoulle).

1814 : Campagne de France : La Rothière, Champaubert, Vauchamps, Valjouan, Reims, Fère-Champenoise, Paris.

1815 : Campagne de Belgique : Ligny, Waterloo [colonel Thurot, 2e brigade (Travers), 13e division (Wathier de Saint-Alphonse), 4e corps de cavalerie
(Milhaud)].

Source: http://alain.cerri.free.fr/index17.html

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MessageSujet: Re: Les cuirassiers    Dim 25 Sep - 16:56

PERIODE 1806-1812

Mécontants des habits-vestes(voir post plus haut) boutonnant droit sur la poitrine, jugés trop disgracieux, les cuirassiers reçoivent un nouveau modèle avec des revers (No15 et figure H) au début de l'année 1806.



Il est évident que ce modèle est plus seyant, mais il offre le désavantage de se salir très vite aux revers lorsque le cavalier porte la cuirasse et cela occasionnera l'adoption de l'habit-surtout (No27 et figure K) après la campagne de 1809.
Autre vue de l'habit-surtout.


Mais comme de bien entendu cet habit ne plait pas. Ses pans arrivent à la hauteur du genou, les pattes de parements et les poches en long ou en travers sont supprimées ce qui n'est pas fait pour faciliter la distinction des régiments. Il faut trouver une solution. Dans le courant de l'année 1809 on crée la distinctive "lie-de-vin" pour le 13e régiment alors en espagne. Le ministre de la guerre préconise le 10 novembre 1810 la même couleur pour le nouveau 14e régiment et en profite pour proposer l'aurore et le rose en plus de l'écarlate et du jonquille, utilisés depuis 1791. En attendant et progressivement tous les régiments reviennent, les effets de mode passant, à l'habit-veste de 1803-1805 bien plus pratique en définitive.


(malgré la proposition du ministre de la guerre le 14e "hollandais" ne prendra l'uniforme à la francaise qu'au cours de l'année 1811)

Sources: Cdt BUCQUOY
Revues: TRADITION, UNIFORME.

A suivre...
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MessageSujet: Re: Les cuirassiers    Lun 26 Sep - 11:52

PERIODE 1812-1815

Enfin pour terminer, apres la campagne de 1809 comme nous l'avons vu, par commodité, nos cuirassiers au fils de ces années de paix relative adoptent de nouveau, selon les approvisionnements et l'humeur des chefs de corps, l'habit-veste modèle 1803-1805.
Le 7 février 1812 le règlement "BARDIN" (pour les armes à cheval) voit le jour et dit:
L'habit-veste nouvellement créé est la consécration officielle des modifications que les corps de troupe avaient apportées d'eux-même à l'habit-surtout; il n'en diffère que par le bas des devants qui n'est plus arrondi sur le ventre mais nettement horizontal.


sur cette image on voit bien la réapparition des pattes de parements, des poches, les pans raccourcis et la coupe horizontal sur le ventre.
De plus les couleurs distinctives proposées en 1810 sont acceptées.

TABLEAU DE REPARTITION DES COULEURS DISTINCTIVES 1812-1815


Un décret du 12 avril 1812 prescrivit que l'habillement ne devait être mis en vigueur qu'à partir des renouvellement de 1813. les cuirassiers ont donc fait la campagne de russie avec les anciennes couleurs distinctives.

Les périodes de la restauration et des cent jours conservent le même uniforme avec bien sur des attributs différents selon les régimes.

VOILA
Et maintenant

CHARGEZ!
Sources: Cdt BUCQUOY
Revue: TRADITION


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MessageSujet: Re: Les cuirassiers    Mer 28 Sep - 18:13

témoignage d'un officier anglais dans ces mémoires lors de la charge des cuirassiers français lors de waterloo

"mon dieu qu'ils étaient magnifique , j'aurai préféré cent fois mourir ce jour la comme un cuirassier français que de vieillesse dans mon lit....."
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De Castellane
Mort au combat
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Carnet militaire.
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MessageSujet: Re: Les cuirassiers    Mer 28 Sep - 20:43

Les tactiques de la cavalerie française 1805-1814

http://gustavemar.free.fr/historique/tactiques_cavalerie.pdf
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MessageSujet: Re: Les cuirassiers    Aujourd'hui à 4:56

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Les cuirassiers
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