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 14 octobre 1806 AUERSTAEDT, Heure par Heure

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De Curial
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Carnet militaire.
Affecté Affecté :

MessageSujet: 14 octobre 1806 AUERSTAEDT, Heure par Heure   Ven 14 Oct - 11:16

C’est en m’appuyant sur la revue GLOIRE ET EMPIRE à laquelle j’ai emprunté l’ordre de bataille des deux armées, que je rédige ce manifeste sur la bataille AUERSTAEDT, dont les seuls buts sont d’en rappeler l’anniversaire et de partager en petit comité, ma passion et mon admiration pour ce haut fait d’arme.


De toutes les batailles mémorables du premier empire, la plus extraordinaire et inattendue est sans aucun doute

AUERSTAEDT

Car, en ce 14 octobre 1806, 25.500 hommes appartenant au 3e corps d’armée du maréchal DAVOUT vont battrent 50.000 prussiens dont l’élite commandés par le duc de BRUNSWICK, puis par le roi en personne.

(Selon ma doc, le rapport des forces va jusqu’à 70.000 hommes pour les prussiens et 28.800 pour les français.)
Je donne le tableau d’ordres de bataille des deux armées le plus détaillé que j’ai pu trouver.




Mais revenons quelques heures en arrières…
La défaite de saafeld le 10 octobre et la mort du prince LOUIS FERDINAND désorientent les prussiens et ils renoncent pour un temps à leurs projets d’offensive. BRUNSWICK décide de concentrer ses forces à l’est de Weimar. La Grande Armée qui s’est avancée vers Iéna s’échelonne sur la rive droite de la rivière Saale. Le 1e corps de BERNADOTTE et le 3e de DAVOUT se portent vers le nord, prêts à se rabattre sur la gauche ennemi et à intercepter les communications avec Berlin. DAVOUT atteint Naumburg le 12 octobre.
Inquiet de la tournure que prennent les événements et craignant d’être enveloppé (comme à Ulm) BRUNSWICK change ses plans et abandonne Weimar, direction Magdeburg ou Leipzig pour y attendre NAPOLEON. Seul HOHENLOHE reste sur place pour masquer et protéger le mouvement de retraite de l’armée principale.
Le 13 octobre, le 5e corps de LANNE s’empare du plateau du Landgrafenberg au nord d’ Iéna et débouche dans la plaine face à HOHENLOHE. NAPOLEON croyant voir toute l’armée prussienne devant lui, rameute les 4e, 6e, 7e corps, une partie de la réserve de cavalerie de MURAT, la Garde et prépare son armée à la bataille du lendemain qu’il sait inéluctable.
Le 14 octobre à 3 heures du matin, DAVOUT reçoit l’ordre, expédié la veille du quartier général, de s’avancer au delà de Kosen, de manœuvrer sur la gauche de l’ennemi et de le déborder en marchant d’Auerstaedt sur Weimar par Apolda.

AINSI COMMENCE LA BATAILLE D’AUERSTAEDT



4 HEURES. Alors que les troupes de BRUNSWICK bivouaquent en file continue de Rannestedt à Guernstedt, le 3e corps de DAVOUT s’ébranle. La 3e division de GUDIN en tête suivit de la 2e de FRIANT et plus loin de la 1e de MORAND. La division de cavalerie de VIALLANES devant normalement ouvrir la marche, ne part que vers cinq heures.
6 HEURES. Le 25e de ligne du colonel Cassagne et un escadron de service du 1er chasseur aux ordres du capitaine Hulot, seule cavalerie présente, franchissent le pont de Kosen suivie de près par le reste de la division.
Dans le même temps c’est le branle bas du coté prussien. Chacun rejoint son poste et s’apprête au départ. C’est à BLÜCHER qu’est confié la mission d’avant-garde avec les troupes légères des trois premières divisions, le 2e bataillon du régiment Alvensleben, la batterie graumann et le deuxième « bataillon » des dragons de la reine du colonel Zieten, qui pousse en pointe 100 chevaux en direction du défilé de Kosen. Il doit laisser au passage deux escadrons en réserve à Popel.

La division SCHMETTAU démarre et suit à un quart d’heure de distance précédent la division Wartensleben puis vient le tour de la division du prince d’ORANGE et de la réserve.
A ce moment Le brouillard commence à tomber et devient « si épais qu’il ne permet pas distinguer les objets à porté de pistolet ». DAVOUT confie au colonel Burke, son aide de camp et aux chasseurs à cheval, le soin d’éclairer le terrain. Ils traversent les villages d’Hassenhausen puis de Taugwitz sans encombre.

6 HEURES 45. Les troupes de GUDIN arrivent au croisement de la route de Kosen et du chemin de Punschrau. Les régiments se forment en colonne, le 85e du général Gauthier et le 21e à gauche de la chaussée, le 12e à droite derrière le 25e.



7 HEURES. A la sortie Popel, le détachement des chasseurs à cheval se heurte aux éléments de pointe de l’avant-garde prussienne. Apres une rapide échauffourée, ils décrochent, rallie la tête de la 3e division et signal l’approche de la cavalerie ennemie. Aussitôt le maréchal fait former le carré au 25e qui est à peine à un millier de pas d’ Hassenhausen, l’artillerie est déployée sur les flancs et accueille les cavaliers prussiens débouchant du village par le chemin creux qui le borde au sud. Le 85e avance à gauche des pièces pour prendre place dans l’alignement.
Pendant ce temps, BLUCHER franchi le défilé de Popel. Il récupère les dragons laissés en réserve, déploie sa cavalerie au nord de Taugwitz et progresse ensuite vers le plateau qui s’étend entre Hassenhausen et Spielberg.
7 HEURES 30. L’avant-garde des dragons prussiens rejoint la pointe à Hassenhausen accompagnée de la batterie Graumann qui se positionne tant bien que mal au nord du village et commence un tir à mitraille à cadence rapide. Le 25e éprouve des pertes mais le combat est bref. Deux compagnies de grenadiers et une de voltigeur conduite par le capitaine Lagoublais, soutenues par les chasseurs à cheval se précipitent sur la batterie qui lâche pied, abandonnant cinq pièces sur huit aux français. Les cavaliers pris eux même sous le feu des tirailleurs se replient précipitamment et dans la confusion qui s’ensuit, les prussiens perdent encore un canon à la sortie du village.
Toutefois l’engagement déterminé des prussiens fait comprendre à DAVOUT qu’une bataille rangée se prépare. Il s’appuie sur Hassenhausen et y poste le 21e. Le 85e est à gauche, les 25e et 12e s’établissent sur un mamelon à droite.
La division SCHMETTAU atteint Popel. Le brouillard est toujours intense.
8 HEURES. Le général Scharnhorst envoyé une demie heure plus tôt en reconnaissance sur le plateau entre Hassenhausen et Spielberg, tombe sur le 25e en déplacement. Il fait demi-tour et alerte BLUCHER qu’il trouve tout près. Ce dernier informe qu’il compte tourner les français et se fait fort d’emporter la décision si on lui donne des renforts. Vingt cinq escadrons lui sont promis.
8 HEURES 15. Au pas de course, les premiers éléments de la division SCHMETTAU arrivent à Taugwitz en même temps que le détachement meurtri du colonel Zieten, qui prévient de la présence de beaucoup d’infanterie à Hassenhausen. Des tirailleurs français sont chassés du vallon par les fusiliers d’avant garde , soutenus par le bataillon Krafft et le deuxième bataillon Alvensleben.

8 HEURES 30. BRUNWICK ordonne à la division SCHMETTAU de franchir le ruisseau « le Lisbach » et de se déployer au nord de Taugwitz la droite vers la chaussée.
A ce moment, le 25e de GUDIN dépasse le chemin qui mène de Hassenhausen à Spielberg. Fort heureusement pour les français, le brouillard commence à se dissiper et la cavalerie prussienne rassemblée à Spielberg, en arrière de la droite du 25e, comme les mouvements de SCHMETTAU sont repérés. DAVOUT craignant d’être tourné et enveloppé, délaisse le village et envoie le général Petit avec son 21e en direction du 25e. Le 12e suit en échelon.
BLUCHER observe les français. Des forces promises, il n’a reçu que le régiment de cuirassier Reitzenstein et la batterie Merkatz en plus des cuirassiers Heising et des dragons, soit douze escadrons sous ses ordres.
C’est alors qu’arrive la 2e division de FRIANT. Le maréchal lui demande de se porter à l’aile droite tandis que le 111e marche rapidement à travers champ en direction du 25e.
A SUIVRE



Dernière édition par De Curial le Dim 6 Nov - 9:48, édité 5 fois
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MessageSujet: re   Ven 14 Oct - 12:23

Super!!! la suite vite!!! sisi
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MessageSujet: Re: 14 octobre 1806 AUERSTAEDT, Heure par Heure   Ven 14 Oct - 12:27

la suite la suite la suite la suite applaudissements

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MessageSujet: Re: 14 octobre 1806 AUERSTAEDT, Heure par Heure   Ven 14 Oct - 15:00

Curial , tu me fais vraiment un petit plaisir , avec la bataille de Friedland, mené par Lannes , ce sont deux des plus beaux épisodes tactiques des guerres de l'empire j'en oublie quelques uns sans doute ,l'enthousiasme, , je savoure ,.....
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MessageSujet: re   Ven 14 Oct - 16:35

Je pense que question tactique, Austerlitz a la palme.Loin devant les autres.
Napoleon avait quand meme imaginé les mouvement austro-russes et agit en concéquence.
Du grand art...

N'oublions pas non plus la campgne de France en 1814
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MessageSujet: Re: 14 octobre 1806 AUERSTAEDT, Heure par Heure   Dim 16 Oct - 9:34

Auerstaedt, par un témoin de la bataille

Récit véridique de la bataille livrée le 14 octobre 1806 à Hassenhausen par les troupes royales prussiennes et impériales françaises. Par Johann Christian David TIEZE, Pasteur d’Hassenhausen.
Le 12 octobre 1806, vers le soir, un corps français, sous la conduite du maréchal Davout, venant d’Iéna, arriva à Naumburg et aux environs (1). Dès le lendemain, 13 octobre, vers 8 heures du matin, 23 hussards français parurent dans notre village, qu’ils rançonnèrent ainsi que les villages voisins. Ce même jour, un corps prussien, sous la conduite du duc de Brunswick, s’était aussi porté sur Auerstedt et dans la région environnante. Aussitôt que l’arrivée des Prussiens à Auerstedt fut connue ici, un messager y fut envoyé pour avertir le duc de ce qui se passait (2). Dans la soirée, 9 dragons prussiens vinrent d’Auerstedt ; ils chassèrent de Poppel et de Taugwitz les hussards en train de piller, les poursuivirent par le village jusqu’à Kösen et revinrent alors ici.


Auerstaedt a donné son nom à la bataille mais les combats eurent lieu dans le village d’Hassenhausen.
Le 14 octobre, avant l’aurore, environ 400 hussards français avaient traversé Hassenhausen se portant sur Auerstedt, ils avaient rencontré au-delà de Gernstedt les avant-postes prussiens et escamouché avec eux environ une heure. Vers 8 heures, des dragons prussiens repoussèrent ces hussards (4) ; aussitôt derrière eux suivait de l’artillerie (5), et la bataille commença ainsi soudain et d’une façon inattendue devant le village et vers Kösen. En quelques minutes, tout le terrain que l’on peut dominer du presbythère était couvert de Prussiens (6).

Les Français étaient partis dès minuit de Naumburg, avaient gravi la montagne de Kösen et par la Haard s’étaient avancés et par suite avaient pris le côté sud de la Chaussée.

Les principaux habitants du village avaient cherché un refuge dans les caves, moi j’allais avec ma femme, ainsi que le maître d’école et sa famille, et quelques autres paysans dans l’église, où nous nous croyions le plus en sûreté, à cause de la solidité des murs. Je m’empressais aussitôt, avec mon maître d’école, de monter dans le clocher, pour observer le champ de bataille ; mais nous ne pouvions juger suffisamment de la position des troupes, en raison de la brume épaisse (7) et de l’immense fumée de la poudre, qui étaient poussées sur les Prussiens et le village ; et c’est seulement par le feu d’infanterie que nous vîmes que les Français étaient repoussés de plus en plus vers le boqueteau de Dubn. Après avoir regardé environ une demi-heure, inquiets, nous craignîmes que les boulets qui arrivaient de la hauteur (08) n’atteignissent la tour, et nous-mêmes ; et alors nous redescendîmes aussitôt dans l’église.

Peu après, la situation des armées était complètement changée, et les boulets s’abattaient sur le côté sud du village. Les boulets et leurs éclats tombaient si violemment sur le toit de l’église, que nous eûmes grand peur de le voir traversé et s’écrouler sur nous. Cette crainte fut encore augmentée parce qu’un gros boulet arracha une partie de la corniche, et projeta les pierres dans le choeur, ce qui produisit un fracas épouvantable. Nous dûmes rester deux heures dans cette inquiétude.

Le changement soudain dans la position des armées provenait de ce qu’une partie de l’armée française, passant par Frankenau, avait traversé le village de Punschrau et était venue prendre le flanc des Prussiens, par le sud, ce qui obligea ceux-ci à se tourner vers la vieille route, et contre Rehchausen, et les Prussiens tiraient ainsi du côté sud sur les Français qui avaient pris le village et la grand’route. Les Prussiens étaient aussi refoulés sur le côté sud du village presque dans la prairie de Taugwitz (9).

Cet échec des Prussiens provenait surtout de ce que dès 10 heures passées, le duc de Brunswick avait reçu une blessure dangereuse à la tête, dans les prés de Taugwitz, par un éclat de boulet.


La mort du duc de Brunswick
A partir de ce moment tout était allé en désordre. Chaque général devait agir selon sa propre idée, comme je l’ai entendu dire de quelques officiers prussiens dans la suite (10).

Un général prussien avait fait tout ce qui était possible pour incendier le village d’Hassenhausen, et s’il avait réussi, les Français auraient été vraisemblablement battus, car ils avaient beaucoup plus souffert que les Prussiens, et de plus ceux-ci avaient encore quatre régiments de troupes fraîches derrière Rehchausen (11).

La porte de la grange de Christian Bäckern avait en effet brûlé, mais pour le plus grand bonheur du village, le feu s’était éteint de lui-même. Après-midi le théâtre de la lutte était reporté vers l’ouest, comme nous pûmes le déduire du tir, et croyant ne plus avoir de danger à craindre nous montâmes de nouveau dans le clocher pour observer le combat qui fut encore très sanglant dans la plaine de Taugwitz, jusqu’au soir (12).

Le brouillard était tombé, et l’on pouvait tout percevoir nettement. Les Français attaquaient avec la plus grande violence une batterie prussienne, mais ne la prirent pas. Les Prussiens se défendaient avec une bravoure peu commune, et se retirèrent avec cette batterie par Taugwitz. Dans cet affreux combat 200 hommes durent être encore tués ou blessés.

La bataille était finie ici à 2 heures, elle avait donc duré 6 heures et demie. Il était admirable de voir que malgré les nombreux boulets et grenades tombés dans le village, les maisons et les bâtiments tenaient encore et qu’aucun homme n’avait été tué (13) ; et cependant beaucoup de paysans étaient restés dans leur logis ou même quelques uns étaient allés en plein air. Christophe Theile, l’échevin d’ici, était allé, pendant la bataille, dans la maison de Christian Schöneburg, et comme une grenade était tombée dans la cour et brûlait, Thiele avait voulu l’arroser d’eau, mais la grenade éclata et lui causa une grosse blessure au mollet, dont il ne guérit que treize semaines après.

Tous les toits étaient transpercés d’affreuse façon. La situation des habitants était pénible.

Pendant la bataille, les Français étaient entrés dans les maisons et les caves, avaient ouvert toutes les armoires, les magasins, les caisses, pris l’argent, le linge et les habits, tiré les chaussures des pieds des paysans. Comme je rentrais chez moi, je trouvai la chambre pleine de soldats, qui me saisirent aussitôt, déboutonnèrent mon gilet pour chercher si je ne portais de l’argent sur le corps. Je sortis aussitôt ce que j’avais dans ma poche, et après qu’ils eurent choisi tout ce qui leur plaisait, et placé dans leurs sacs, ils se retirèrent. Je dois me féliciter heureusement d’avoir porté une très mauvaise redingote sur moi, qui ne pouvait faire envie à leur rapacité et d’avoir gardé mes chaussures. Ce que je portais de vêtements sur moi fut tout ce que j’avais.


Davout à Auerstaedt (planche du livre du Dr Hourtoulle)
Beaucoup de blessés furent portés ce jour-là dans les maisons, et le soir mon bureau, et les autres pièces du rez-de-chaussée de ma maison en étaient pleins. Des officiers français avaient pris pour passer la nuit la chambre du haut, et demandaient qu’elle fût chauffée. Je leur objectai que cela n’était pas possible, puisque toutes les fenêtres et le poële même étaient percés d’éclats d’obus ; cela resta sans effet, et le feu dut être allumé. Mais alors une insupportable fumée en était résultée, ces Messieurs surent se tirer d’affaire ; ils saisirent un pot de marmelade de prunes, qui était resté dans un coin de la chambre aux provisions, mélangeant la compote avec la sciure des crachoirs et avec cette colle ainsi confectionnée enduisirent les trous du poële, de sorte qu’une odeur insupportable se répandit dans la maison, et que personne ne put rester. J’abandonnai donc ma demeure et me rendit, avec ma femme à l’église ; où nous restâmes toute la nuit.

Le 15 octobre au matin les chaises des femmes furent sorties de l’église, et le sol arrangé pour servir d’hôpital. En quelques heures l’église fut si remplie de blessés qu’aucun autre ne pouvait plus y être amené. Les blessés restèrent huit jours dans l’église. Mais bien que celle-ci fût évacuée après cet espace de temps, nous ne pûmes célébrer le service divin publiquement que trois semaines après la bataille. Toutes les maisons et les granges du village, et jusqu’à la dernière pièce du presbythère furent ce jour-là remplies de blessés, et je dus loger dans la cave, où je restai huit jours.

Le 16 octobre, j’osai pour la première fois aller sur le champ de bataille. L’aspect était effrayant, beaucoup de morts avaient la tête emportée ; à beaucoup les entrailles sortaient du ventre ; à d’autres, tout ou la moitié d’un bras ou de la cuisse était arraché. C’est un aspect d’épouvante indicible, et qui révolte à l’extrême la sensibilité humaine, que celui de tant d’hommes si affreusement mutilés, tout nus et couchés dans leur sang. Tout le champ devant le presbythère, du chemin de Hering à celui de Salzburg était plus particulièrement couvert de cadavres. On ne pouvait presque y faire un pas, sans toucher quelque objet. Tantôt un cadavre, tantôt un fusil, tantôt un sac ou un bidon, tantôt un cheval mort ou un bras arraché, tantôt une cartouchière ou une coiffure, tantôt une chemise ou un chiffon, tantôt un tambour crevé, un morceau de pain, de viande, de fromage, de beurre, des pommes de terre, des tas de cartouches, tout cela était entremêlé.

Les Français qui arrivèrent parcoururent le champ de bataille, défirent les havresacs qui s’y trouvaient, et firent leur choix ; ce qui ne leur plaisait pas était jeté.

Au milieu du spectacle lamentable du champ de bataille, il était extrêmement risible de voir une foule immense de jeux de cartes français et allemands mis à jour en vidant les sacs, et dont les cartes avaient été dispersées sur tout le terrain par le vent. A certains endroits se trouvaient aussi des livres de prière français, ce qu’on n’aurait pu supposer chez des Français.

Dès ce jour beaucoup d’hommes des villages et villes voisins parcoururent le champ de bataille, ramassant le pain, la viande, le linge, la poudre, les balles de plomb, des crosses de fusils brisées, et emprtant des corbeilles toutes pleines. Le poste français, qui gardait le champ de bataille, laissait faire tout cela, sans intervenir. Après son départ de nombreux fusils furent aussi emportés.

En l’espace de quinze jours, le champ de bataille fut si proprement nettoyé, qu’on n’y voyait plus une carte, car elles avaient aussi été ramassées et emportées.

Ce 16 octobre, arrivèrent un certain nombre de paysans, qui avaient été commandés pour enterrer les morts. Je craignais que ces gens, puisque personne n’était là pour les surveiller, ne puissent trop facilement faire leur affaire ; je me fis donc aussitôt un devoir de faire attention à ce que l’enfouissement ne soit pas fait à la légère, de tristes conséquences pouvant en résulter. Les paroissiens, qui vinrent ce jour-là et le lendemain, furent placés par moi et priés de creuser la terre de 3 aunes, et j’interdis de placer aucun cadavre sans ma présence. Du matin au soir, je parcourais le champ de bataille, et quand un trou était fait, je faisais mettre les corps, par couches, serrés, et notais leur nombre. Les communes étrangères suivirent aussi suffisamment mes ordres, vraisemblablement parce qu’ils supposaient que les autorités m’avaient chargé de la surveillance.

Ces inhumations durèrent cinq jours.

Il y a dans la plaine d’Hassenhausen, car ma surveillance ne pouvait s’étendre au-delà, 500 hommes enterrés, parmi lesquels je comptais 7/8 de Français et 1/8 de Prussiens. Bien que tous les morts furent déshabillés par les Français, et couchés nus, on pouvait cependant facilement retrouver les corps français. La plupart des Français avaient des tatouages sur le bras, en lettres françaises, qui se distinguaient bien dans la raideur des corps. Je croyais au début que ces gens avaient été aux galères, et étaient ainsi désignés, mais j’appris ensuite que c’était une habitude chez eux de graver de cette manière le nom de leur bien aimée. D’après ces remarques qui s’appliquent aussi aux blessés, j’ai pu connaître leur nombre. 9.000 blessés furent en tout transportés du champ de bataille à Naumburg : 7.000 Français et 2.000 Prussiens.

Je ne pus apprendre avec certitude le total des armées qui ont combattu ici ; on indiquait soit 30.000, soit 40.000 pour les Prussiens, 30, 35 ou 40.000 hommes pour les Français (14).


Le 16 octobre, la commune d’Hassenhausen éprouva encore de grandes pertes parce que, ce jour là, les Français vinrent y installer un bivouac, dans les jardins et autour du village, et les portes des granges et des maisons, les échalas, les clôtures furent portés dans le camp et brûlés. Beaucoup de paille fut également portée des granges dans le camp et brûlée ou abîmée. Le blé, le seigle, l’orge, l’avoine, les pois étaient mélangés sur la terre, sur plusieurs pouces d’épaisseur. La perte de la commune à cette bataille fut grande et s’éleva à environ 20.000 thalers.

Cependant les auberges ne furent pas détruites ; peu de bétail fut perdu ; chaque habitant garda son pain et de quoi vivre jusqu’à la nouvelle moisson, et la commune reçut aussi de la Caisse de secours, 10 thalers pour 100 perdus, ce qui fut d’un bon secours pour ces tristes temps d’alors.

Depuis la bataille jusqu’en 1813, le village a dû nourrir, tous les ans, des milliers de Français passant et repassant, mais ç’aurait été un fardeau supportable, grâce à la caisse de secours existant en Saxe, si ce n’avait été les nombreux dommages qui s’y ajoutaient, car au début il était payé un thaler 8 groschen par officier et 16 groschen par simple soldat.


NOTES


(1) C’est la 1ère division (Morand) qui s’installe sur les hauteurs en arrière de Naumburg, où s’établit l’état-major de Davout, mettant ainsi la main sur le noeud des communications de l’armée prussienne, attardée entre Erfurt et Weimar. Elle est couverte par les 2ème et 12ème chasseurs de la brigade de cavalerie du 3ème corps.

(2) La division d’avant-garde (Schmettau) atteignit Auerstaedt vers 4H30 de l’après-midi et s’établit au bivouac au-delà, sans pousser jusqu’au défilé de Kösen conformément aux ordres donnés le matin, couvert par les dragons de la Reine. De 6H00 à minuit, les quatre autres divisions bivouaquèrent assez en désordre, en raison de la nuit, au sud-est et au sud-ouest de la ville où s’était installé le grand quartier général. Faute de distributions, les localités voisines furent pillées.

(3) Ce sont loes chasseurs de l’escorte du maréchal, venu en reconnaissance de Naumburg et parvenu vers 5H00 sur la hauteur à l’est d’Hassenhausen, qui avaient fait tourner bride aux dragons prussiens. Cette crête de la cote 269 domine d’une vingtaine de mètres le village situé au centre du bassin autour duquel devaient se livrer le lendemain les combats les plus acharnés, tandis que les deux ailes du 3ème corps devaient le déborder.

(4) Il s’agit de la reconnaissance menée dans le brouillard par le colonel Burke, premier aide de camp de Davout, avec un détachement du 1er chasseurs. Elle se heurta dans Poppel à une pointe de dragons de la Reine qui précédait la nouvelle avant-garde commandée par Blücher chargé de s’emparer du pont de Kösen, puis de couvrir le flanc droit de l’armée tandis que celle-ci continuant vers le nord franchirait l’Unstrut. L’affaire fut engagée à coups de pistolets par le colonel Burke qui se replia par Hassenhausen, ayant fait quelques prisonniers, pour se rallier à la tête de la division Gudin. Le pont de Kösen a été occupé le 13, vers 8 heures du soir, par le 25ème d’infanterie (3ème division). Cette division restée bivouaquée en arrière (sud) de Naumburg ne prit la tête du mouvement qu’à 4 heures du matin, précédée de son avant-garde (un escadron du 1er chasseurs et le 25ème de ligne), qui franchit le pont à 6 heures. La 2ème division ne quitta les abords de la ville qu’à 5 heures.

(5) La batterie à cheval Graumann, qui s’était égarée pendant la nuit. Le 1er bataillon du 25ème de ligne, quant il aperçut Hassenhausen, se déploya à droite de la route, les pièces sur la chaussée et à droite, un peu en avant de la cote 269, et quand les dragons poussant le colonel Burke sortirent du chemin creux qui borde au sud le village, ils furent accueillis par une volée de mitraille. La batterie prussienne déboucha, non sans pertes, à la sortie d’Hassenhausen, au nord de la route, en face du 25ème, qui formait ses carrés. Elle ne put tenir et fut prise en partie. Trois compagnies de grenadiers et de voltigeurs du 25ème se jetèrent à la poursuite des dragons et artilleurs à travers le village et s’établirent dans le boqueteau à sa sortie ouest.

(6) « Toute la division prussienne, général Schmettau, était en ligne avec une immense cavalerie, en arrière de Hassenhausen. L’ennemi réunissait ses efforts sur le 25ème posté à la tête et un peu à droite du village. » (extrait du Journal des Opérations du 3ème Corps). Au premier coup de fusil, le tocsin s’était fait entendre dans tous les villages. Partout les habitants s’étaient montrés ennemis... Ceux-mêmes de Naumburg devaient faire des difficultés pendant la bataille pour recevoir les blessés. Un exemple faillit être exécuté sur le village de Priessnitz.

(7) « Il s’était élevé une demi-heure avant le jour un brouillard si épais qu’il ne permettait pas de distinguer les objets à portée de pistolet. » (Journal) Le colonel d’état-major de Brunswick dit que le brouillard permettait de voir de 1.000 à 1.500 pas dans certains endroits.

(08) En arrière et un peu au nord de Hassenhausen les pièces de 12 du 3ème Corps, en batterie sur une faible auteur, battaient le village et ses abords. C’étaient six pièces autrichiennes du parc de réserve !

09) Il y a un peu de confusion dans l’enchaînement des événements, parce que les grandes lignes échappent à notre observateur, qui se terre à certains moments. Tandis que se déployait sur deux lignes la division Schmettau vers la gauche, sous le feu de l’artillerie de la division Gudin, Brunswick faisait déployer la division Wartensleben à droite (sud) de la route Taugwitz-Hassenhausen, en appelant la division Orange en réserve, derrière les deux précédentes. Ainsi, l’armée prussienne orientée vers le nord opérait une conversion face à l’est. Les attaques furieuses et réitérées des cavaliers de Blücher sur le 25ème avaient amené Davout à envoyer la division Friant tout entière à l’aile droite, tandis qu’à gauche d’Hassenhausen le 85ème, isolé, repoussait l’attaque du bataillon de grenadiers Krafft, avant d’être surpris lui-même par l’attaque d’éléments de la division Wartensleben. C’est le 103ème qui déboucha de Punschrau : ses tirailleurs, se suspendant aux étriers des chasseurs à cheval, se jetèrent sur les derrières d’une batterie (Merkatz) qui prenait en flanc la droite française. L’auteur ne dit rien de la fuite du 85ème à travers les rues du village et sa réoccupation par le 21ème, ce qui obligea toute la division Wartensleben à faire face au nord, présentant ainsi son flanc droit à l’attaque imminente de la division Morand. La 1ère division du 3ème Corps venait, en effet, de déboîter au sud de la route et elle réussit à tenir en échec les charges désordonnées d’une trentaine d’escadrons, échelonnés derrière la droite prussienne.

(10) Le duc venait de donner l’ordre au dernier bataillon de la division Wartensleben, les grenadiers Haustein, de s’emparer du village, lorsqu’il reçut une balle en pleine figure. « A partir de ce moment, dit Lettow-Vorbeck, disparut toute direction d’ensemble » . « Chaque général fit ce qu’il voulut », confirme Scharnhorst.

(11) Il ne peut s’agir de l’entrée en ligne tardive de la brigade Lutzow (division d’Orange) repoussée par les troupes de Morand, mais sans doute du régiment du Roi, envoyé par S.M. sur Rehehausen pour enrayer la retraite de cette brigade, qui était venue s’intercaler, mais sans succès, entre les deux brigades de la division Wartensleben, et de différents corps de la réserve : bataillon Greiffenberg, chasseurs de Weimar, bataillon des Gardes, qui furent également refoulés par Morand, à cette extrêmité sud du champ de bataille.

(12) A midi trente, l’armée prussienne avait commencé à plier. A 1 heure, elle commençait à évacuer les hauteurs d’Hassenhausen, reculant en combattant. Le 108ème (division Friant) s’était avancé en arrière de la gauche de la division Schmettau, qui se repliait vers le cul-de-sac Poppel-Taugwitz. C’est vers 1H30 et 2H00 que la retraite des divisions de première ligne désagrégées de changea en déroute.

(13) Il ne devait pas en être de même à Auerstedt, qui finit par être incendié au cours de la poursuite, la partie est par les obus français, la partie nord par les Prussiens pour couvrir leur retraite. Il faut se rendre compte que les idées des Prussiens et des Français sur l’emploi des localités dans la bataille étaient fort différentes. En bref, les villages gênaient l’ordre oblique des uns, alors que les autres sautaient sur les points d’appui, autour desquels ils entendaient manoeuvrer, n’occupant par des éléments légers que les lisières et un réduit central, les bataillons au dehors.

(14) Le 3ème Corps comptait 28.874 hommes à l’effectif du 5 octobre, mais n’avait pas, le 14, plus de 26.000 combattants présents à la bataille. Ce n’étaient pas tous des soldats aguerris ; il y avait environ un tiers de jeunes soldats. Par exemple, au 111ème, 7 ou 800 conscrits voyaient le feu pour la première fois. Les 26.000 braves de Davout se heurtèrent donc aux 46.000 soldats de l’armée royale prussienne, non moins braves, mais moins bien commandés, de sorte que 12.000 fusils de la réserve restèrent à peu près inutilisés. Dans la première partie de la bataille, autour d’Hassenhausen, les 15.000 hommes des divisions Schmettau et Wartensleben furent opposés aux forces à peu près égales des divisions Gudin et Friant, plus tard la division Orange à la division Morand. L’ennemi perdit 115 pièces de canon, environ 15.000 morts et blessés et 3.000 prisonniers. La 1ère division française perdit, tant tués que blessés, 98 officiers et 2.181 hommes de troupe, la 2ème : 90 et 900, la 3ème : 134 et 3.500, en tout 252 officiers et 6.581 soldats. Plus du tiers du corps d’armée était donc hors de combat.





La mort de Brunswick à Auerstedt le 14 octobre 1806.
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MessageSujet: Re: 14 octobre 1806 AUERSTAEDT, Heure par Heure   Dim 16 Oct - 19:53

AUERSTAEDT

(deuxiéme partie)

9 HEURES. BLUCHER sonne la charge (moins deux escadrons des cuirassiers Reitzenstein en couverture de la batterie). Le 25e et derrière lui le 21e qui se trouve sur le chemin de Spielberg forment leur bataillon de droite en carré, celui de gauche en colonne. L’artillerie est placée aux angles et sur le front face à SCHMETTAU. Le 12e lui aussi en carré est légèrement en retrait. Les chasseurs à cheval en flanc-garde à l’est se replient sur leur infanterie. Une partie d’entre eux sont rejoints. Un combat à l’arme blanche blesse le général Reitzenstein ce qui perturbe ce coté de la ligne d’attaque.

Le maréchal, les généraux Gudin, Gauthier et Petit encouragent les hommes en se portant d’une unité à l’autre.



Les fantassins attendent calmement les cavaliers et à une quarantaine de pas, une décharge formidable de mousqueterie brise net l’élan des prussiens. Ils se reforment aussitôt et dès lors les vagues d’assauts ce succède, ramenées sans cesse par BLUCHER. Mais les carrés de GUDIN sont inébranlables et les pertes des cavaliers sont de plus en plus importantes, d’autant qu’ils essuient aussi le feu de la batterie Merkatz. Apres une demie heure de vaines tentatives, épuisés, découragés, ils abandonnent le combat et fuient vers Eckartsberg.
Pendant cette cavalcade, SCHMETTAU réorganise sa division éparpillée après sa marche rapide. Les hommes sont essoufflés. Le général Oswald récupère aux alentours de Taugwitz les troupes légères placées primitivement sous le commandement de BLUCHER et reçoit l’ordre, pour couvrir le flan droit de l’armée, d’occuper les passages de la rivière L’Ilm à StadtSulza.



9 HEURES 15. Enfin, formée sur deux lignes présentant un front de quatre bataillons, soutenue en troisième ligne par trois escadrons de cuirassiers Quitzow, la division SCHMETTAU part à l’attaque l’aile gauche en avant. A peine après avoir fait quatre-vingt pas, elle reçoit l’ordre de s’arrêter. Un duel d’artillerie s’engage alors durant un quart d’heure. Il s’agit en fait d’attendre l’entrée en ligne de la division WARTENSLEBEN qui se déploie entre Taugwitz et Rehehausen et selon le dispositif d’attaque prussien, la division du prince d’ ORANGE doit se placer en soutient derrière le centre et la réserve maintenue à Gernstedt.
A la droite de SCHMETTAU, le bataillon des grenadiers Krafft est envoyé en couverture et chasse progressivement les tirailleurs français posté le long du Lisbach. Arrivés non loin du chemin creux au sud-ouest de Hassenhausen, le 85e les accueillent à bout portant et les étrillent sérieusement. Le bataillon prussien recule en désordre
9 HEURE 30. Le brouillard se déchire laissant apparaître un grand soleil.
BLUCHER en déroute, le 25e (qui a déjà perdu quatre cent hommes) se forme en colonne au nord du village de Hassenhausen. Le 111e arrive et se poste à sa droite avec de l’artillerie. Le 12e est derrière en réserve. Le 21e est chargé de réinvestir le village vide. Derrière celui-ci, une batterie avec des pièces de douze est installée sur une petite hauteur. Les 108e, 48e et 33e de FRIANT débouchent de Punschrau. La division de cavalerie de VIALLANES arrive enfin et suit la deuxième division vers Spielberg.
SCHMETTAU repart à l’attaque toujours sur deux lignes mais ce n’est qu’en gravissant le glacis qu’il découvre la ligne ennemie. Pris sous le feu des français, il marque un temps d’arrêt, riposte, puis forme une seule ligne qu’il étend sur sa gauche pour mieux contrôler le ruisseau du Mertschengrund avec la batterie Stankar dans le prolongement. Du coté de Spielberg la batterie Merkatz soutenue par les deux escadrons de cuirassiers Reitzenstein avance de cent cinquante pas, puis à coup de mitrailles, fait des ravages dans les rangs du 111e tout juste déployé.

9 HEURES 45. Arrivés à proximité de Spielberg, le 108e et VIALLANES assaillent la batterie prussienne. Le 1er bataillon attaque de front, le 2e par le flanc et des tirailleurs accrochés aux étrillés du 1er escadron du 2e régiment de chasseurs à cheval surgissent à l’arrière.

Les cuirassiers prussiens opposent une faible résistance et se retirent, ne sauvant qu’une pièce d’artillerie. Les cavaliers français les poursuivent dans la foulée, longent la rive gauche du Mertschengrund et tombent sur la gauche de SCHMETTAU en train de s’y établir. Ils attaquent au passage la batterie Stankar et traversent la ligne, mais quand ils aperçoivent les trois escadrons de cuirassiers Quitzow, ils virent à gauche vers la chaussée et retraversent les rangs ennemis où ils laissent la moitié des leurs. Les cuirassiers lancés à leur poursuite sont la cible des artilleurs français. Pour échapper aux boulets, ils décampent et se rallie à la cavalerie de BLUCHER vers Lisdorf et Eckartsberg.

Apres cet épisode, le 2e bataillon du régiment Malschitzky est envoyé occuper le village de Benndorf.

La division WARTENSLEBEN commence à gravir les pentes qui mènent sur le plateau au sud de Hassenhausen. Le bataillon Krafft, rallié, reprend l’offensive malgré le feu à mitraille des deux pièces de huit du 85e, mais les français n’ont pas vu dans le feu de l’action et de par la nature du terrain la progression des prussiens sur leur gauche. Le régiment de dragons Irving débouche soudain sur leurs arrières, tandis qu’apparaissent sur le flanc les brigades Wedell et Renouard. La surprise est totale. Les hommes de Viala paniquent et se débandent.




Les dragons chargent et sabrent à tout va. Les fantassins qui échappent au massacre, se rassemblent en arrière de Hassenhausen et forment un carré encore incomplet ouvert au nord. Le bataillon de grenadiers Krafft les poursuit, fait des prisonniers mais indécis s’arrête à l’entrée du village. Le 21e du colonel Dufour, n’hésite pas un instant et s’y engouffre. Enhardi par leur succès, les dragons suivis maintenant par les régiments de cuirassiers Beeren et Bunting, abordent le carré du 85e. Mais les champenois se sont ressaisis et brisent les charges des prussiens qui n’insistent pas.
Le 12e jusque la en réserve, vient se placer à la gauche du 85e.
10 HEURES. SCHMETTAU repart au combat mais dans cet engagement rapproché son aile gauche et prise à partie de face par le 111e et de coté par le 108e maintenant posté au sud de Spielberg. Ce régiment, soutenu par les chasseurs à cheval de VIALLANES envoie des tirailleurs en direction de Popel et chassent en passant à Zackwar et Benndorf, les compagnies du 2e bataillon Malschitzky. Les 33e et 48e sont en réserve au nord de Spielberg car des vedettes ennemies sont repérées dans le bois à l’ouest du village. Inquiet FRIANT détache quatre compagnies de voltigeurs pour éclairer sa droite (ces vedettes ennemies ne sont autre que les débris inoffensifs de la cavalerie de BLUCHER). SCHMETTAU deux fois blessé est évacué. SCHARNHORST le remplace et réclame à corps et à cri de la cavalerie pour la division.
Le bataillon des grenadiers Krafft qui a déjà perdu le tiers de son effectif se retire et rejoint la division WARTENSLEBEN. Celle-ci avance toujours et manœuvre comme à l’exercice, face à l’est, mais entame progressivement un à gauche pour marcher sur Hassenhausen. A bonne portée, les fantassins du 21e, bien abrités dans chaque recoin des maisons, ouvrent le feu. Les bataillons prussiens de gauche éprouvent alors d’énormes pertes. Ils s’arrêtent et tiraillent à volonté sans beaucoup d’effet. Le régiment Prince Louis Ferdinand reçoit l’ordre de s’emparer du village, il s’ébranle mais à deux cent pas de son objectif il est foudroyé par le tir précis de l’artillerie et des fantassins français. Il reflue en désordre.

La division mène alors de nouvelles attaques sans succès et un certain flottement se fait sentir. BRUNSWICK qui veut s’emparer à tout prix de Hassenhausen, clef du champ de bataille, rejoint WARTENSLEBEN et prend la direction des opérations. Ainsi encouragés par leur commandant en chef en personne et soutenus par trois batteries de douze, les prussiens repartent à l’attaque, repousse les tirailleurs et dans un ultime effort, investissent la partie sud du village. Le 21e recule mais s’accroche encore aux dernières maisons. Sur la gauche des français, le 12e voit s’avancer vers lui une masse impressionnante de cavalerie. A l’exception du régiment de gendarmes et de quelques éléments détachés, ce sont tous les escadrons de la réserve qui se rassemble la. le 12e se met en carré mais subi le feu de la batterie de douze Hauser et du bataillon de grenadiers Alt-Braun.
C’est en poussant le régiment des grenadiers Hanstein à l’attaque que BRUNSWICK reçoit à la tête une blessure mortelle.
Le Roi prend le commandement mais ne connaissant pas la situation ni les ordres donnés et comme il règne au sein de l’état major la plus grande confusion, les unités prussiennes vont désormais agir sans cohésion.



Malgré la vaillance des 21e, 85e, et 12e de ligne, l’aile gauche de DAVOUT fléchie. Mais il faut tenir, car au loin là bas du coté de Kosen, on entend battrent les tambours…

A SUIVRE


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MessageSujet: Re: 14 octobre 1806 AUERSTAEDT, Heure par Heure   Lun 17 Oct - 8:54

Encore !
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Merci Curial !
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MessageSujet: Re: 14 octobre 1806 AUERSTAEDT, Heure par Heure   Sam 22 Oct - 8:49

excellent curial , trés beau sujet ! merci en core bravo bravo
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MessageSujet: 14 octobre 1806 AUERSTAEDT, Heure par Heure   Sam 22 Oct - 11:25

Je n' ai qu' un mot à dire...... bravo
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MessageSujet: Re: 14 octobre 1806 AUERSTAEDT, Heure par Heure   Dim 23 Oct - 18:48

AUERSTAEDT


(troisieme partie)

En effet, les tambours résonnant dans le lointain, sont ceux de la 1e division de MORAND. En tête, le 13e léger du colonel Guyardet avec deux pièces de 4, débouche aux pas de course. Les hommes ne quitte pas du regard le clocher d’ Hassenhausen et se dirige droit dessus.

10 HEURES 15. La division du prince d’ORANGE arrive et dépasse Gernsted. Elle a pris beaucoup de retard du à l’avance rapide des deux divisions de tête mais surtout à cause d’un encombrement de voitures et de matériel de toute sorte dans Auerstaedt, ou l’infanterie de la Réserve est encore bloquée. Pour s’en sortir, ORANGE est passé à travers les champs boueux, ce qui a énormément fatigué les troupes déjà éprouvées par une nuit sans ravitaillement. L’artillerie ne peut suivre le rythme. Le prince rencontre le Roi qui lui ordonne de renforcer l’aile gauche malmenée.

10 HEURES 30. La division s’active mais le Roi se ravise. Le fléchissement de la division Wartensleben qu’il a vu avant l’intervention de BRUNSWICK lui inspire aussi un besoin de renforts dans ce secteur. ORANGE divise alors ses troupes en deux. La brigade du prince Henri part en direction de l’aile gauche et celle de Lutzow vers la hauteur au-delà de Rehehausen. Il faut bien sur en passant, nettoyer le village de Popel investi par les tirailleurs du 108e. Cette mission est confiée au bataillon Rheinbaben qui chasse les français mais ceux-ci, soutenu par deux escadrons de chasseurs à cheval, se regroupent à la sortie du village et déclenchent un feu nourri dès l’approche des grenadiers prussiens qui refluent en désordre. Toutefois en voyant se dessiner le mouvement de la brigade du prince Henri, les tirailleurs du 108e se replient vers Benndorf et Zackwar. Le bataillon Rheinbaben se poste en arrière de Popel avec l’ordre de défendre le village, seule voie de retraite de l’aile gauche.



Le 13e léger arrive enfin, se jette dans Hassenhausen et culbute les prussiens mais en dépassant les dernières maisons, il est malmené à son tour par les batteries placées aux ailes des divisions ennemies. Il se replie derrière les 85e et 12e laissant au 21e le soin de tenir la place.
La brigade du prince Henri prend place en arrière de la division Schmettau/ SCHARNHORST. L’aile gauche subit toujours de lourdes pertes et des vides se créent entre les unités. Le régiment Puttkamer monte en ligne pour boucher un intervalle.

SCHARNHORST reçoit aussi en renfort quelques cent vingt cavaliers rescapés du régiment des dragons de la reine qui en avant de Spielberg, conduisent une charge heureuse permettant de récupérer les pièces de la batterie Merkatz, d’envahir et de faire taire un moment le « brutal » qui pilonne la gauche de la division.
Cinquante dragons seulement reviennent mais leur sacrifice permet à SCHARNHORST d’avancer sa ligne. Les 108e, 111e et 25e reculent.
11 HEURES. Avec maintenant la brigade du prince Henri en ligne sur la droite de la division, SCHARNORST prend l’avantage et repousse lentement les français mais ceux ci restent malgré tout menaçant sur son flan gauche et dans son dos. Sans l’octroi de nouveaux renforts, il se juge trop faible et arrête son offensive, d’autant que, par l’incurie de l’état major prussien, il ne sait rien de se qui se passe a l’aile droite. Depuis la disparition de BRUNSWICK,
personne n’est vraiment en mesure de diriger l’armée et chacun mène son propre combat. Pour l’heure la division WARTENSLEBEN se contente de tirailler et les français seulement de riposter car de part et d’autre les troupes sont épuisées et les rangs clairsemés. Les bataillons de fusiliers Oswald, Koch, Greifenberg, le bataillon de tirailleur Saxe-Weimar du général Oswald, accompagnés par trois escadrons de hussards Wurtemberg arrivent et prennent position à StadtSulza. KALKREUTH, détache de la 1ère division de la réserve, la brigade Hirchfeld qui rejoint les troupes légères.

C’est alors qu’arrive par la chaussée d’Hassenhausen le gros de la 1e division de MORAND. Le Maréchal est allé au devant et dirige le 61e et le 51e vers la gauche, les bataillons en colonne. Le 30e suit dans la même formation et le 1er bataillon du 17e complète la ligne. L’artillerie est au centre.



En arrière de la droite prussienne, se trouve toujours l’imposant rassemblement de cavalerie commandée par le prince Guillaume. En position derrière une crête, elle est invisible aux troupes de MORAND qui progresse dans le vallon.
Des tirailleurs français en couverture à la gauche de la 1e division, dévale la pente, remonte le versant opposé et arrive les premiers sur la hauteur à laquelle s’appuie la droite de la division WARTENSLEBEN mais Chargés par le 1er bataillon des hussards Blücher, ils s’enfuient et se réfugient dans un bosquet au sud. Dans leur élan et profitant de la déclinaison du terrain, les cavaliers fondent sur les régiments de MORAND.



Les français sont surpris mais se forment aussitôt en carré avec l’artillerie aux angles. Ici se place une anecdote avec le 17e commandé par le colonel Lanusse. Quand il crie a ses hommes de tirer alors que l’ennemi est à soixante pas, un grenadier lui répond « ho, nous avons le temps, on verra ça à quinze pas » et en effet à cette distance les prussiens reçoivent un feu d’enfer. Ils tournent bride. Le prince Guillaume est grièvement blessé. Les cuirassiers Heising, Bunting, Quitzow, Beeren, les dragons Irving et de la reine (sans doute le 1er bataillon…pas trouvé plus de précisions), les cinq escadrons de hussards de Wurtemberg, les quatre escadrons de Garde du Corps et le Leib-Carabiniers attaque à leur tour. Ils sont pleins de courages mais privés de leur chef, ils évoluent sans aucune coordination. Apres trois charges successives qui sont à chaque fois repoussées, les cavaliers épuisés et décimés renoncent et dans le plus grand désordre se retirent sur Auerstaedt.

La batterie à cheval Willmann intervient alors et ouvre le feu à six cent mettre, avant de se retirer, sur un carré ou se trouve le maréchal DAVOUT qui a son chapeau emporté par un boulet...
Le danger écarté, Les tirailleurs sortent du bosquet non loin de la rivière Saale, se porte en avant et arrivent à hauteur de Rehehausen. Au même moment la brigade Lutzow, retardée par la traversée de champs détrempés, se déploie à l’est du village, le régiment Mollendorf et la batterie de douze Lehmann marchent à droite du chemin creux au fond du ravin, le reste à gauche avec l’appui du 5e escadron des gardes du corps (le bataillon de grenadiers Knebel est resté à Gernsted, à la garde des chevaux de main). Les tirailleurs harcèlent les prussiens qui continuent leur chemin sans riposter ni même ralentir.
MORAND redémarre, les 61e, 51e, 30e et le bataillon du 17e avance, toujours formés en carré au cas ou ! Son artillerie pilonne a outrance la droite de la division WARTENSLEBEN. Celle-ci ébranlée par la canonnade, décontenancée par l’échec de la cavalerie n’a d’autre choix que de se replier et commence une lente conversion en arrière, en s’appuyant sur son aile gauche qui reste accolée à la chaussée mais recule de quatre cent mètres.
11 HEURES 30. SCHARNHORST, au bruit intense et voyant les bataillon de Wedell refluer, perçoit les tourments de l’aile droite et prescrit le repli, mais dans un premier temps, les troupes haranguer comme étant les sauveurs de la monarchie prussienne ne bougent pas. Puis finalement, font demi tour en commençant par la droite.
GUDIN qui observe le mouvement rétrograde des prussiens, qui libère définitivement Hassenhausen, déploie le 1er bataillon du 21e de ligne à gauche du village, un bataillon du 12e s’aligne à sa gauche, le second derrière. Le 13e léger, également sur deux lignes, prolonge le 12e. Entre le 21e et 12e une batterie de deux pièces de huit, une de quatre du 7e régiment d’artillerie et une demie batterie du 5e à cheval, appuient le mouvement.

Le 85e très éprouvé est en réserve au coté de la batterie de douze.
La droite prussienne fait front à la fois à GUDIN et MORAND mais la retraite s’effectue en bon ordre avec de nombreux retours offensifs qui ralentissent la progression des français. Toutefois le dispositif a éclaté. La brigade Renouard, dont les unités en raison des pertes énormes déjà subies se sont resserrées, crée en reculant vers Rehehausen, un immense espace avec la brigade Wedell, elle-même amoindrie. Heureusement Lutzow arrive et va combler le vide.

A SUIVRE
Encore un petit peu de patience avant le dernier volet,
DAVOUT n'en a pas encore fini avec les prussiens

(Et moi d’éplucher ma doc et de synchroniser les événements)



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MessageSujet: Re: 14 octobre 1806 AUERSTAEDT, Heure par Heure   Dim 23 Oct - 19:03

Je kiiiiiiiffffe à mort , tes choix iconographiques sont superbes,on peut s'imaginer plus facilement l'ambiance , la situation et les actions de cette bataille ,je sais que c'est du boulot , et je t'en remercie , c'est superbe !!!! bravo bravo bravo bravo
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MessageSujet: Re: 14 octobre 1806 AUERSTAEDT, Heure par Heure   Dim 23 Oct - 20:58

Si cela continu ainsi ont va se transformer en encyclopédie napoléonienne. applaudissements bravo applaudissements bravo
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MessageSujet: Re: 14 octobre 1806 AUERSTAEDT, Heure par Heure   Lun 24 Oct - 8:33

Je me joins à nouveau aux applaudissement ! applaudissements

Voilà de quoi commencer une journée de travail du bon pied !

Ha Davout, c'est pas sympa ce que tu es en train de faire à nos amis d'outre Rhin !
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MessageSujet: Re: 14 octobre 1806 AUERSTAEDT, Heure par Heure   Sam 5 Nov - 15:42

AUERSTAEDT

(FIN)

11 HEURES 45.La division WARTENSLEBEN se forme en ligne sur le versant ouest du plateau au sud d’hassenhausen, la brigade Lutzow débouche, s’intercale entre les brigades Wedell et Renouard et marche sur les troupes de GUDIN en plein déploiement. L’artillerie de part et d’autre se déchaîne sur toute la ligne. Les canons prussiens supérieurs en nombre, réduisent momentanément au silence une batterie française en obligeant les artilleurs à s’abriter derrière un repli. Le régiment Wartensleben en pointe, profite de ce répit pour l’attaquer mais le 61e du colonel Nicolas, sortant d’un chemin creux l’accueil par un feu violent. Les prussiens s’arrêtent mais restent en ordre et un combat de pied ferme s’engage alors.



12 HEURES. C’est l’instant que choisi DAVOUT pour créer « l’évènement ». Le maréchal commande à FRIANT de déborder l’aile gauche ennemi et à MORAND de porter ses brigades à l’assaut. Les régiments s’ébranlent. Le choc est terrible, les canons prussiens tirent à mitrailles et ouvrent des sillons sanglants dans les rangs du 61e qui se resserrent aussitôt et du 51e partit à l’attaque de la batterie Lehmann. De plus, ce dernier est prit à partie simultanément par le régiment Mollendorf qui débouche du ravin et par les gardes du corps. Le régiment français résiste mais est en grande difficulté. Il est secouru par le 2e bataillon du 30e de ligne qui prend de flanc les artilleurs et les fantassins prussiens. Les 1ers bataillons du 30e et 17e, avec les tirailleurs revenus de Rehehausen, assaillent ce qui reste de la brigade Renouard. Devant les 21e, 12e de ligne et le 13e léger maintenant dans l’alignement, une nuée de tirailleurs contiennent la brigade Wedell. A l’aile droite française, FRIANT déplace, sous la protection des tirailleurs, des cavaliers de VIALLANES et du 48e, toute son artillerie sur la rive droite du ruisseau de Benndorf entre ce village et celui de Zackwar. Mais voyant le 48e s’enfoncer et disparaître dans les bois à la recherche d’un hypothétique ennemi, c’est au 33e qu’est confié la garde de la batterie, tandis que le 108e est chargé d’investir Poppel. Les bataillons de l’aile gauche de la division Schmettau/ SCHARNHORST reculent à leur tour en bon ordre, suivi à travers champs par le 111e qui progresse entre le ruisseau de Benndorf et le Mertschengrund. Le 25e et le 2e bataillon du 21e descendent dans le vallon avec Taugwitz pour point de mire. Le 85e est en soutient.
La tête de la Réserve prussienne arrive sur le plateau au sud de Gernstedt et KALKREUK commence à déployer ses troupes jusqu’à Eckartsberga. Trop éloignées a gauche selon lui mais tel sont les ordres car le mouvement inconsidéré du 48e, repéré par les vedettes de BLUCHER, fait craindre au commandement prussien, un contournement par Lissdorf. Le régiment de cavalerie Gendarmes est envoyé au nord dans ce secteur voir de quoi il retourne. Le Roi fort inquiet de la tournure des événements et répondant aux appels de détresse de ses trois divisions durement engagées, envoie vers Rehehausen les deux bataillon du régiment du Roi avec la batterie Alkier et vers Poppel, le prince Auguste avec les bataillons de grenadiers, Knebel, Gaudy et Auguste.
12 HEURES 30. Sur le front, l’irrésistible élan de la division MORAND et l’action opportune du 2e bataillon du 30e de ligne submergent maintenant les prussiens. La batterie Lehmann est prise. L’infanterie de Lutzow malgré une farouche résistance, vacille, recule puis se débande entraînant avec elle la brigade Renouard très éprouvée. La brigade Wedell est contrainte de reculer puis de s’enfuir. seul le régiment de grenadiers Hanstein tente de résister mais sous la pression des français et à découvert, fini par se joindre aux régiment Puttkamer et prince Ferdinand de la brigade Henri, en replie le long de la chaussée. L’aile droite de DAVOUT progresse maintenant comme un seul homme, poussant toujours plus avant les fuyards en direction de Rehehausen. Arrivé à hauteur de ce village, Le commandant du régiment du Roi envoyé en renfort, témoin de la débâcle de l’aile droite, rebrousse chemin et positionne favorablement sa troupe sur la rive droite du Lisbach, espérant rallier les unités en déroute ou tout au moins stopper les français.
Le maréchal apercevant Soudain les bataillons de fusiliers d’Oswald et la brigade Hirchfeld sur et aux alentours du plateau Sonnenberg au nord de StadtSulza, retire du dispositif de poursuite le bataillon du 17e, le 30e, toute l’artillerie de MORAND et leurs enjoint de se porter dans ce secteur. Du coté de FRIAND, le 108e d’ Higonet a fait diligence et s’empare de Poppel en chassant le bataillon de grenadiers Rheinbaben. L’aile gauche de SCHARNHORST, se voyant ainsi tournée, perd sa belle contenance et fuit en désordre en direction de Taugwitz sous le feu de l’artillerie divisionnaire. Heureusement la brigade Henri en ayant décrochée la première arrive bientôt à proximité du village et de concert avec les troupes du prince Auguste, prennent de flanc et de face le 108e qui se retire vers Benndorf, libérant la voie du salut.
Les prussiens abandonnent sur le terrain, près de quatre vingt bouches à feu, selon le capitaine Sérusier.
13 HEURES. La division Schmettau/ SCHARNHORST et la brigade Henri, pressées par les français, s’échappent par la grande route en direction d’Auerstaedt. Les grenadiers du prince Auguste prennent position entre Poppel et Gernstedt pour couvrir la retraite. Ce qui reste encore à la Réserve, s’échelonne maintenant sur les hauteurs qui longent la chaussée d’Eckartsberga. Le bataillon de grenadiers Schieffen est aux abords de ce village dont deux compagnies occupent le château. Le régiment Zenge au sud-ouest de Lissdorf, étend ses tirailleurs en contrebas dans un bosquet nommé Puckholz. Un peu plus loin, Le régiment de grenadiers Hulsen domine et occupe un petit bois et à sa droite la batterie de douze Bychelberg est en mesure de battre le vallon. Dans le prolongement, au croisement des chaussés avec Auerstaedt, la batterie à cheval Scholten le 2e bataillon Arnim et le bataillon de grenadiers Osten font face à Gernstedt. Le régiment Pirch et la batterie Heiden sont en réserve derrière.
A droite, vers Rehehausen le régiment du Roi, bloque pour un temps, les 13e léger, 61e et 51e de ligne arrivés près du Lisbach, laissant ainsi à la division WARTENSLEBEN et à la brigade Lutzow désemparées, le temps de filer au plus court vers Auerstaedt .
Le 30e de ligne et le bataillon du 17e, chassent du Sonnenberg, les fusiliers Greifenberg qui se replient au delà du Lisbach sur les pentes du Amsel-Berg, en laissant trois cent des leurs sur le carreau ou prisonniers. Le plateau sécurisé, les artilleurs déploient alors leurs pièces de manière à pilonner à la fois les fuyards prussiens et les bataillons de la garde de la brigade Hirchfeld à l’ouest. Des tirailleurs descendent dans le vallon en direction de StadtSulza mais les bataillons légers prussiens Saxe-Weimar et Oswald à l’affût près d’un moulin et le long du ruisseau L’Emsen Bach jusqu’à l’embouchure du L’Ilm, les stoppent après une vive fusillade. Le combat tourne ensuite à l’escarmouche.
Au centre, le 12e aux abords du ruisseau d’Hassenhausen et non loin du Lisbach, assure le lien avec la droite de MORAND. Revenu en ligne et dans le prolongement, le 85e tutoie au sud, les maisons de Taugwitz. Ce village est enlevé à la baïonnette par le 25e et les bataillons réunis du 21e qui font un millier de prisonniers. Le 111e arrive derrière. FRIAND déploie son artillerie au sud de Benndorf toujours soutenue par le 33e et la cavalerie de VIALLANES. Le 108e de ligne voyant à sa gauche le succès des troupes de GUDIN, repart de l’avant, reprend Poppel ou passent encore les derniers éléments ennemis, enlève un drapeau, quatre canons et fait cinq cent prisonniers. Dans le même temps la 6e compagnie de sapeurs du capitaine Pradeau contourne le village, s’ouvre un passage à coups de baïonnette et fait mettre bas les armes à un millier d’hommes. Le 48e reçoit l’ordre de revenir sur ses pas et de rejoindre sa division.



14 HEURES. La 2e division de FRIAND et les chasseurs de VIALLANNES se dirige maintenant vers Lissdorf en passant au nord du village.
Sur la crête au sud de Poppel, les grenadiers du prince Auguste, incapables de contenir la déferlante française, battent en retraite au delà de Gernstedt suivi par la 3e division de GUDIN. Vers Rehehausen, le régiment du Roi, craignant d’être tourné, décampe et rejoint le flot des fuyards, ouvrant le passage aux trois régiments de MORAND vers les hauteurs d’Amsel-Berg en direction d’Auerstaedt. A StadtSulza, les bataillons de la garde prussienne et les fusiliers en imposent toujours aux bataillons des 30e et 17e de ligne.
Malgré les supplications de BLUCHER, de rassembler entre Eckartsberga et Auerstaedt tout ce qui reste de la cavalerie et d’attaquer, le Roi fort impressionner, démoralisé, ayant perdu tout espoir ordonne la retraite… déjà bien consommée. Cela veut dire dans l’esprit du monarque qu’il n’est plus temps de manœuvrer mais de constituer une arrière garde capable de contenir le plus longtemps possible les français, afin de permettre au gros de l’armée de rejoindre HOHENLOHE à Weimar et de reprendre le combat. Ainsi, les grenadiers du prince Auguste en retraite, se rallient à cinq cent mettre au nord d’Auerstaedt ou les rejoignent à leur droite les grenadiers Osten et le régiment Arnim. En avant, sur le plateau Volks-Berg qui domine Gernstedt, le régiment Pirch prend place à coté de la batterie à cheval Scholten et font face à l’est, décrivant presque un angle droit avec la brigade Malschitzky qui contrôle toujours dans la même position, les hauteurs jusqu’à Eckartsberga. Le Leib-Cuirassier se range derrière la batterie Scholten (ce régiment de cavalerie appartient à la division Orange. Sans doute vers 10h30 au moment de la séparation des brigades, il est envoyé par erreur en direction du sud puis est rappelé vers Hassenhausen en soutient du prince Henri pour Finalement atterrir la). Le régiment de cavalerie Gendarme revient de sa découverte et se poste près de Reisdorf.
15 HEURES. A l’extrême droite, Les quatre bataillons de la garde, la batterie Faber et les cavaliers, reçoivent l’ordre de retraite générale. Ils rameutent les troupes légères à l’avant sans oublier les fusiliers Koch préposés à la garde du pont de StadtSulza et se replient en bon ordre vers l’ouest. Les tirailleurs français les poursuivent et fusillent les artilleurs qui s’enfuient en abandonnant leurs canons. Voyant cela, le 1er bataillon des Leibgarde avec un peloton des hussards Wurtemberg font demi tour, repoussent les assaillants et récupère les pièces avant de reprendre leur cheminement.
Le 48e de FRIAND est de retour et reprend sa place dans le rang en tête de colonne.
15HEURES 30. Le 3eme corps de DAVOUT a franchi partout le Lisbach. A gauche, entre
Auerstaedt et StadtSulza, les tirailleurs et les 1ers bataillons du 17e et un peu plus loin du 30e, atteignent les hauteurs abandonnées par les grenadiers de la garde prussienne qui se dirige en bon ordre vers Rannstedt. Le 2e bataillon du 30e sur la rive droite du ruisseau L’Emsen Bach, soutient l’artillerie qui bombarde et incendie la partie est d’Auerstaedt depuis le versant sud du plateau d’Amsel-Berg ou arrive le reste de la division MORAND, formée en bataille jusqu’à Gernstedt. De ce village à Lissdorf, la division GUDIN tient le vallon et au-delà, FRIAND, se déploie au pied des hauteurs Eckartsberga.
16 HEURES. Le maréchal sonne l’hallali. MORAND part à l’attaque et commence à gravir la hauteur sur laquelle sont posté les grenadiers du prince Auguste, les grenadiers Osten et le régiment Arnim mais ceux-ci, objets de toutes les attentions des artilleurs français et voyant fondre sur eux la masse encore imposante des 13e légers, 61e et 51e de ligne, n’attendent pas leurs reste. Ils décrochent, traversent en désordre Auerstaedt en mettant le feu à la partie nord du village pour se couvrir et fuient à travers champs. Les cuirassiers qui ont désormais leur flanc à découvert font demi-tour et disparaissent.
Les troupes de MORAND, épuisées, ne poussent pas plus loin leur avantage.
Dans le même temps GUDIN lance le 12e et le 21e à l’assaut du Volks-Berg ou sont retranchés le régiment Pirch et la batterie à cheval Scholten. Les prussiens attendent les français, puis à bonne portée, lâchent une dernière décharge de mousqueterie et de mitrailles avant de détaler. Le général Malschitzky voyant la droite s’effondrer, décide de réunir au plus vite sa brigade à Eckartsberga mais les 12e et 21e appuyés sur leur droite par le 85e et 25e en ligne jusqu’au abords de Lissdorf, tombent sur les grenadiers Hulsen accompagnant la batterie Bychelberg et les refoulent sur le régiment Zenge lui-même attaqué par le 111e débouchant de Lissdorf et déjà maître du bosquet Puckholz, après y avoir expulsé à la pointe des baïonnettes les tirailleurs. Les prussiens se débandent dans le plus grand désordre et sont recueillis près de Reisdorf par le régiment gendarme qui couvre la retraite. A droite, le 33e avec les chasseurs à cheval intercalés entre ses bataillons, soutiennent le 48e parti à l’assaut d’Eckartsberga par la face nord. Les grenadiers Schieffen sur la hauteur du château font le coup de feu mais le général Malschitzky que plus rien ne retient ordonne la retraite qui s’effectue d’abord en bon ordre puis tourne à la panique quand apparaissent à l’orée du village, le 108e et des éléments du 111e. Une vingtaine de canons et beaucoup de « lignards » sont capturés.



16 HEURES 30. Le 33e se poste en couverture à l’ouest d’Eckartsberga, le 21e, un bataillon du 85e de ligne et du 13e léger sur le chemin entre Reisdorf et Auerstaedt. Le reste des troupes françaises bivouaquent la ou elles se sont arrêtées. En oeuvre depuis quatre heures du matin, les fantassins sont extenués. Seuls les cavaliers de VIALLANNES et le 2e bataillon du 17e rappelé de Kosen ou il gardait le pont, donnent la chassent aux vaincus.
Le 3e corps de DAVOUT a battu l’armée du Roi de Prusse…
VICTOIRE



Malgré mes recherches il y a des zones d’ombre que je n’ai pas pu éclaircir. Par exemple coté prussien, à propos du régiment de hussards BLUCHER. Il est dit dans ma doc que le 2e bataillon resté à Mellingen jusqu’au 13, n’atteint Auerstaedt que le 14 à 11 heures et rejoint à 11 heures 30 les troupes légères à StadtSulza. On sait que le 1er bataillon a participé aux charges du prince guillaume contre les troupes de MORAND mais plus rien sur le 2e, pourtant il semble bien présent… dans le doute je n’en parle pas.
Coté français, la reprise de Poppel par le 108e entre 12h30 et 13h est étonnante car le chemin à parcourir pour arriver au village n’est pas plus court pour les français que celui des prussiens en retraite même si le 108e a amorcé son mouvement légèrement avant. Pourtant le fait est avéré… j’émet donc la une hypothèse tout a fait personnel sur ce que comprend de cet événement en me disant qu’en débordant l’aile gauche des prussiens ordonné par FRIAND, se sont les tirailleurs du 108e retranchés depuis le milieu de la matinée dans Benndorf et Zackwar, donc à proximité, qui ont réinvesti les premiers le village. Ensuite les brigades Henri et Auguste les chassent et nos petits voltigeurs se rallient au nord au 108e qui arrive seulement sans doute en même temps que la masse des fuyards de la division Schmettau/ SCHARNHORST. Cela me semble plus plausible, mais…
Bon bref cela ne change rien, c’est juste pour prolonger mon plaisir. Hé, hé, hé…

En tapant sur google, lissdorf (avec 2 s) vous avez une vue satellite de la région. En décalant un peu l’image vous voyez le champs de bataille. On ne se rend pas compte du relief mais on a une bonne idée des distances.

(Entre nous et tant pis si ce n’est pas l’endroit mais par comparaison avec l’esprit combatif de son Mentor, je rends hommage à notre DAVOUT à nous, pour son implication sans faille dans le tournoi des dragons).
applaudissements DAVOUT bravo
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MessageSujet: Re: 14 octobre 1806 AUERSTAEDT, Heure par Heure   Ven 11 Nov - 12:35

Encore merci De Curial pour ce récit captivant et riches d'enseignements !!! bravo bravo bravo j'ai aimé que tu introduises les cartes montrant,illustrant l'attaque par sa droite du dispositif mis en place par Davout , quel coup d'oeil et quels combattants il a eu pour la réaliser !!!
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MessageSujet: Re: 14 octobre 1806 AUERSTAEDT, Heure par Heure   Mer 16 Nov - 1:36

c'est vraiment magnifique, bravo à toi!

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MessageSujet: Re: 14 octobre 1806 AUERSTAEDT, Heure par Heure   

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14 octobre 1806 AUERSTAEDT, Heure par Heure
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