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 LE SOLEIL D'AUSTERLITZ - 1805

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De Murat
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MessageSujet: LE SOLEIL D'AUSTERLITZ - 1805   Mar 18 Aoû - 10:20

LE SOLEIL D'AUSTERLITZ - 1805

Napoléon arrive le 20 novembre à Brünn, y fixe son quartier général et prend aussitôt ses dispositions pour le choc qu'il espère imminent et décisif. Il dispose pour le moment de deux corps seulement sur les huit qui constituent la Grande Armée, le quatrième sous les ordres de Soult, et le cinquième sous Lannes comprenant la division Suchet et la division Caffarelli, échangée contre celle de Gazan, très éprouvée à Durnstein. Il a en outre la Garde, les grenadiers sous les ordres de Duroc, Oudinot ayant été blessé à Hollabrunn. Soit un peu plus de 50 000 combattants.

Au moment où il hésite encore entre une action militaire qu'il sait hasardeuse, et une paix dont les conclusions lui seraient peut-être défavorables demain, les coalisés lui facilitent la décision en passant à l'offensive. Car les alliés sont confiants. La jeunesse dorée russe avait imposé le général autrichien Weirother comme conseiller. C'est lui qui va préparer le plan de la bataille d'Austerlitz.

Contre l’avis de Koutousov, qui veut venger Ulm, le tsar Alexandre, qui commande en chef, est partisan de l'offensive. La supériorité numérique de l'armée l'y incite, d'autant que, n'ayant pas imaginé au début de la campagne que l'on pourrait reculer aussi loin, les magasins d'approvisionnements, vivres et équipements, n'avaient pas été prévus. Il donne l’ordre le 25 novembre de quitter Olomouc. Cinq colonnes sont formées et dirigées sur Brno. Le 28, elles arrivent devant Wischau. Là, une échauffourée avec les français, remportée par les cavaliers russes, persuade le tsar et son entourage, qu'il viennent de remporter une grande victoire et que Napoléon n'est pas invincible. Les auspices sont donc favorables. D’ailleurs, le tsar apprend que le général Savary demande à le rencontrer pour lui remettre une lettre de Napoléon dont il est porteur

Ce n'est certes pas là une démarche d'un homme sûr de lui ! Après leur défaite au combat de Wischau, les Français se savent perdus : il faut les battre avant qu'ils n'aient eu le temps de s'enfuir, pense le tsar qui remet à l'envoyé une lettre pour "le chef du gouvernement français" mais, dès le lendemain, fait occuper Austerlitz et installe son quartier général au château. En fait, Napoléon n'a envoyé Savary que pour avoir une idée des projets russes. Apprenant la prise de Wischau, il pense maintenant que les alliés vont attaquer sans attendre les renforts, et cela lui est confirmé par les déclarations d'un officier bavarois déserteur: c'est bien l'armée ennemie entière qui s'avance.

Napoléon, depuis quelques jours, a soigneusement étudié avec ses officiers la configuration des lieux qu'il occupe: "Messieurs, regardez bien ce terrain, leur dit-il, ce sera un champ de bataille et vous aurez un rôle à y jouer". Tendant un piège à l’ennemi, il décide même, contre l’avis de ses Officiers Généraux, de lui abandonner le Pratzen. En fait un coup de génie.

À nouveau, il envoie Savary au tsar pour lui proposer une entrevue.Celui-ci, tout en refusant, lui délègue cependant le prince Dolgorouki. La rencontre a lieu non loin de la Stara Posta. Mais devant les prétentions arrogantes de l'aide de camp d'Alexandre, Napoléon se retire.

La bataille est donc maintenant certaine. Dolgorouki est si convaincu que l'armée russe tient l'ennemi à sa merci qu'il déclare en arrivant à son camp : "Napoléon tremblait de peur. J'ai vu l'armée française à la veille de sa perte. Notre avant-garde suffirait à l'écraser."

Pour conforter cette opinion, Napoléon a ordonné de ne pas trop résister aux attaques de l'armée ennemie; il se mêle lui-même, à pied, au repli de ses troupes. Le 30 novembre il écrit aux commandants des 1er et 3e corps (Bernadotte et Davout): "après-demain, nous allons livrer bataille ; hâtez-vous si vous voulez y prendre part." L'armée austro-russe met cinq jours pour faire soixante-dix kilomètres. Ordres, contre-ordres donnés en plusieurs langues ont retardé sa progression. Ce n'est donc que le 1er Décembre au soir que les alliés prennent position, face à l'armée française.

[img]http://pagesperso-orange.fr/histoire-militaire/batailles/austerlitz01.jpg[/img]


Dans l'après-midi du 1er décembre, alors que les deux armées prennent quelque repose autour de leurs bivouacs, Napoléon, avec quelques officiers et 20 chasseurs de la Garde, s'avance entre les deux lignes. Parmi ces officiers, Daumesnil et Ségur, qui s'amusent à provoquer l'ennemi. Des balles sifflent.

Il fait presque nuit, mais on peut distinguer les lignes de l'ennemi, sur le Pratzen elles se prolongent vers le sud, vers les étangs d'Aujezt, indiquant qu'il a l'intention de tourner les français par leur droite. Napoléon donne ensuite ses ordres pour la journée du lendemain. Puis, en compagnie d'une partie de ses officiers, il se met à table. Il y a là Murat, Caulaincourt, Junot, Mouton, Rapp, Lemarois, Lebrun (le fils de l'ex-Consul), Thiard, Ywan et Ségur.

Situation presque surréaliste : à la veille de la bataille, les hommes ainsi réunis vont parler de poésie, de théâtre. Napoléon en a pour Corneille. On évoque l'Égypte, et les rêves du général Bonaparte !
Puis, après avoir effectué une nouvelle inspection et constaté que ses instructions ont été suivies, Napoléon s'étend sur son lit de camp, et s'y endort bientôt. Suite à un petit engagement devant Telnice, on réveille l'Empereur; celui-ci constate aussitôt ainsi la justesse de ses prévisions. Avec quelques officiers de son tétat-major, il saute en selle, descend la colline, s'avance entre les lignes afin d'évaluer l'importance des attaquants ennemis. La petite troupe est prise à partie par un détachement de cosaques, a du mal à se dégager, mais parvient néanmoins à revenir dans les lignes françaises.

Revenant vers son bivouac, il passe, près du village de Jiricovice devant les régiments, qui viennent de prendre connaissance de la proclamation à l'armée. Approchant de son bivouac, l'Empereur se heurte, dans l'obscurité, contre un tronc d'arbre renversé. Un grenadier imagine alors de tordre de la paille, d'en faire un flambeau, d'y mettre le feu et, l'élevant au-dessus de sa tête, d'en éclairer les pas de l'Empereur. Son passage suscite bientôt l'enthousiasme des troupes, qui l'on reconnu, et qui, les unes après les autres, allument des torches pour éclairer ses pas, et qui crient : " Vive l'Empereur ! ".

Mais déjà la même pensée, le même cri, se propageant avec la rapidité de l'éclair, volait de feu en feu; et tous à l'envi, saisissant l'à-propos, ils détruisent leurs abris, ils lient leur paille au bout de toutes les perches qu'ils trouvent sous leur main, ils l'allument, et en un instant, sur une lignes de deux lieues, des milliers de gerbes de flammes s'élèvent, aux cris mille fois répétées de "Vive l'Empereur ! ".

De fait, les officiers alliés qui observent les lignes françaises sont surpris par ces lueurs et ces cris dans la nuit. Dolgorouki, les rassure: l'armée française est en train de lever le camp, brûlant les bivouacs. L’État-major, réuni à Krenovice, écoute pendant ce temps Weyrother expliquer les derniers détails du plan d’attaque. Koutousov somnole.
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De Murat
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MessageSujet: Re: LE SOLEIL D'AUSTERLITZ - 1805   Mar 18 Aoû - 10:21


Armée de Davout (Division Friant
Une partie du corps d’), qui se trouve à environ 15 km du champ de bataille, se met en mouvement. Les Alliés n’en ont pas connaissance. Le piège va se refermer.

Sur le champ de bataille, règne toujours un calme étonnant. Vers 4 heures du matin, Napoléon quitte sa tente et descend jusqu’à Puntovice. Il aperçoit les feux presque éteints sur les hauteurs de Pratzen, et perçoit très nettement des bruits indiquant que ces derniers se dirigent vers les étangs, vers sa droite. Le piège est en marche.

Il fait encore nuit noire. Du coté des alliés, le centre, les réserves et l'aile droite du général Bagration restent sur leurs positions. Mais les Autrichiens, qui forment la gauche du dispositif allié, descendent du plateau de Pratzen. Mais la 3e colonne de Przybysewski croise la 5e colonne formée de la cavalerie de Lichtenstein, qui, la veille au soir, dans l’obscurité, n’avait pas occupé la place qui lui était assignée, et s’y rend maintenant ! D'où une belle pagaille, un retard dans l'exécution des ordres, et…. des chevaux qui ne reçoivent pas leur ration de fourrage ! Langeron est obligé d'arrêter ses troupes, tout comme Przybysewski; quand les cavaliers sont enfin passés, une heure a été perdue.

Ce retard donne également le temps à la division Friant de se rapprocher du champ de bataille et aux défenseurs de Telnice, attaqués par l’avant garde de Kienmayer, de renforcer leur défense. Contre-attaquant baïonnette au canon, ils contraignent les Autrichiens à reculer et à repasser le Goldbach en désordre. Débouche alors la 3e colonne de Przybysewski. Elle attaque le château de Sokolnice, où Legrand les reçoit avec de terribles salves d’artillerie (aujourd’hui, des croix dans le mur entourant le château marquent l’emplacement des batteries françaises). La manœuvre d'enveloppement prévue par les Alliés est en cours: 12 bataillons de Langeron assaillent Sokolnice, tandis que 29 bataillons austro-russes attaquent Telnice

A 7 heures, alors que la bataille a commencé depuis déjà deux heures près des étangs, le combat va s'engager à l'autre extrémité des lignes, sur la route d'Olomouc. La colline du Santon est le pivot de la défense de la gauche française. Les canons tonnent, et les deux divisions du maréchal Lannes s'ébranlent à la rencontre des quatre-vingt-deux bataillons austro-russes du général Bagration, qui a, à ce moment, son quartier-général au relais de poste de Pozorice - la Stara Posta.

La division Suchet est au nord dans les contreforts boisés qui bordent la route d'Olomouc. La division Caffarelli, précédée de la cavalerie légère de Kellermann et les dragons entrent dans la plaine, plus au sud. Les uhlans de la réserve russe attaquent. Kellermann replie ses cavaliers parmi les bataillons de Caffarelli. Ceux-ci, par une fusillade nourrie, accueillent les Russes dont l'élan est ainsi brisé. Le général russe Essen est mortellement atteint. Les escadrons ennemis essaient de se regrouper. À ce moment les cavaliers de Kellermann surgissent sabre au clair et dispersent les Russes. Le prince de Lichtenstein envoie aussitôt des renforts, mais les dragons français chargent à leur tour. Après quelques minutes de ce féroce combat, chaque cavalerie se replie laissant le terrain jonché d'hommes et de chevaux.

L'infanterie s'avance alors. Les Russes dirigent sur les troupes françaises toute leur artillerie, quarante pièces de canon. Une décharge enlève en entier le groupe de tambours du premier régiment de Caffarelli, qui perd 400 hommes en trois minutes. Malgré cela les Français avancent et marchent déjà sur Blazowice. Sur les ordres de Lannes, le colonel Castex prend le commandement du 1er bataillon du 137e léger. En entrant dans le village, il est frappé d'une balle en plein front, mais ses soldats s'élancent et prennent le village qu'avait occupé le matin un détachement de la garde russe.

Les français résistent bien à Telnice, Sokolnice et sur la ligne du Goldbach, et le plan mis sur pied par les alliés pour écraser Napoléon semble désormais impossible à réaliser. Au contraire, le plan français va commencer d’entrer en exécution.


Sur le Zuran, où un sémaphore a été installé pour la transmission des ordres, Napoléon est entouré de tous ses officiers généraux: Berthier, Junot, Bessières, Murat, Davout, Bernadotte, Soult, Lannes. Car c'est bien la crème de la Grande Armée qui est là, et, à l’exception de Berthier, ils ont tous moins de 40 ans ! Les deux derniers nommés, suite à une querelle le 28 novembre, ont promis de se battre en duel, mais Soult décide qu’ils ont plus urgent à faire, et l’épisode en restera là.
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MessageSujet: Re: LE SOLEIL D'AUSTERLITZ - 1805   Mar 18 Aoû - 10:22

Napoléon donne ses dernières instructions: à Telnice et Sokolnice, la division Friant du maréchal Davout et la division Legrand du maréchal Soult ont pour instruction de tenir le plus longtemps possible, de ne reculer que pied à pied, d’harceler sans cesse l'ennemi jusqu'à ce que les colonnes austro-russes soient coupées de leurs arrières. Elles vont accomplir point par point les ordres reçus. Lannes et Murat, sur la route d'Olomouc, doivent tenir en échec et refouler si possible la droite ennemie. Soult, avec les divisions Vandamme et Saint-Hilaire doit, malgré son impatience, attendre que les troupes ennemies aient dégarni le plateau de Pratzen (pour attaquer la droite du dispositif français), pour foncer entre Jirikovice et Ponetovice, traverser le Goldbach et remonter les pentes du plateau, coupant ainsi en deux l'armée ennemie.

Napoléon, la Garde, les grenadiers et le corps de Bernadotte, resteront en réserve derrière Soult pour l'appuyer si nécessaire. Accablés par des forces cinq fois supérieures, les Français sont près de perdre Telnice et Sokolnice, lorsque la division Friant arrive (elle vient de marcher 65 km en deux jours!) et entre immédiatement dans le combat, soutenue par les cavaliers de Bourcier. Mais le combat est inégal: 10 000 français contre 50000 austro-russes ! Bientôt, la situation devient critique: Telnice et Sokolnice sont aux mains des alliés.

Bagration tente de prendre le Santon. Ses troupes entrent dans Tvarozna, au pied du mamelon, mais sont bientôt forcées de se retirer vers Pozorice. Contre-attaquant à son tour, Suchet envoie deux régiments sous les ordres du général Valhubert. Malgré des pertes très lourdes (Valhubert est mortellement blessé, mais refuse qu’on le transporte hors du champ de bataille) les russes sont repoussés.

L’Empereur donne le signal: Vandamme et Saint-Hilaire se mettent en mouvement.

20 000 hommes traversent le Goldbach à Ponetovice et à Girzikovice et en une demie-heure, ils vont atteindre les hauteurs de Pratzen (Saint-Hilaire) et de Stari Vinoradhy (Vandamme). Le quartier général de Koutousov est installé à Krenovice. Vers neuf heures, sur la foi des rapports qu'il reçoit, il estime la situation satisfaisante: les Français ont déjà perdu Telnice et Sokolnice, sans que la quatrième colonne de Kollowrath soit entrée en action. Le tsar est impatient de vaincre et morigène Koutousof. Ce dernier, à contrecœur, donne l'ordre à Miladorowitch de commencer la descente, tandis qu'il va voir près du bord du plateau où en sont les combats. La brume est en partie dissipée. On aperçoit confusément des troupes ennemies sur les hauteurs opposées. Pourtant, en bas, la fusillade devient plus distincte. Koutousov se tourne vers un aide de camp, lui demande sa lunette d'approche, mais l'ordonnance sursaute, et le bras tendu vers le pied du plateau: "Regardez ! là, devant nous ! Ce sont les Français !"

Les officiers s'arrachent la lunette, changent d'expression, la terreur se lit sur leurs traits. Devant eux, des milliers de français montent à l'assaut, en chantant. Kollowrath s’est aperçu de l’avance des français. Il fait faire demi-tour à ses troupes pour contr’attaquer. De l'aide est demandée au prince de Lichtenstein, engagé à ce moment là près de Blazovice, qui envoie quatre régiments russes.

Les choses vont vite. La division Saint-Hilaire prend le pas de charge, bouscule les détachements de Miladorowitch, traverse village de Pratzen sans s'arrêter. Le général Morand (10e léger) s'établit sur le plateau, soutenu par la 1ère brigade du général Thiébault, tandis que la division Vandamme prend position près de Stari-Vinohrady. Thiébault, avec sa batterie de douze canons, tire à boulet et mitraille sur les Autrichiens qui se débandent sur le revers du plateau. Vandamme attaque alors les Russes à la baïonnette, les obligeant à fuir en abandonnant leur artillerie. Il revient vers la hauteur de Stari-Vinohrady, l'attaque avec le 24e léger du général Schiner et le 4e de ligne dont le colonel n’est autre que Joseph Bonaparte. Il gravit la pente, culbute l'ennemi et s'empare des canons et de leurs servants

Là se déroule une terrible empoignade, où les participants sont tour à tour vainqueurs et vaincus. Mais les alliés ne parviennent pas à enfoncer les français. A ce moment précis, des nouvelles alarmantes arrivent du Pratzen. Les alliés piétinent, le plan de Weirother pour écraser Napoléon est désormais impossible à réaliser. Soult s'établit sur le plateau et s'efforce de concrétiser la rupture des armées alliées. Koutousov regroupe encore ses forces: les troupes de Kollowrath et de Miladorowitch, la brigade Kamenski du corps de Langeron, (qui, au bruit du canon sur le Pratzen, a fait faire demi tour à ses hommes, engagés à ce moment à Sokolnice), la garde impériale russe du prince Constantin, et fond sur la brigade Thiébault, isolée du reste de la division par le ravin de Pratzen.

Les Austro-Russes se sont rapprochés jusqu'à trente pas des Français, précédés de deux officiers qui crient:" Ne tirez pas, nous sommes Bavarois." Lorsque la supercherie est découverte, la position des Français est précaire. Saint-Hilaire, ayant consulté les généraux Morand et Thiébault sur le parti à prendre, décide: En avant, et pas de prisonniers. L'ennemi est culbuté, les uns dans la vallée du Goldbach, les autres de l'autre côté du plateau. Koutousov est légèrement blessé. Côté français, le colonel Mazars est tué, le général Saint-Hilaire blessé, et de nombreux officiers hors de combat. Pendant ce temps, la brigade Varé refoule les Austro-Russes de Kollowrath vers Krenovice.Un détachement de cavalerie de la garde russe, regroupant les fuyards, repart à l'assaut. Le 4e de ligne du frère de l'Empereur, se retrouve au milieu des combats, est bousculé et accuse de grandes pertes.

Le général Ouvarof, avec les escadrons dont il peut encore disposer, tente de colmater la brèche ouverte dans la droite de l'armée alliée. Murat reçoit le renfort d’une division du Corps d’Armée de Bernadotte. Liechtenstein et Bagration sont contraints de reculer. Lannes occupe Holubice, ayant fait 4 000 prisonniers, tué ou blessé 2 000 Russes. De plus il s'est emparé de la plus grande partie des équipages ennemis. Il arrête alors sa progression, ignorant le sort de l'ensemble de la bataille, et fait informer Napoléon de la situation.

Napoléon avait raison: ces hauteurs sont bien la clé de la bataille. Si ses soldats se maintiennent dans cette position, comme cela semble le cas, Koutousof est coupé en deux. Pourtant rien n’est encore sûr pour les français. L'Empereur s’établit sur le plateau de Pratzen, suivi de la réserve: Bernadotte, la Garde et les grenadiers. Le grand-duc Constantin, après avoir bousculé les deux bataillons de Vandamme, lance toute la garde impériale russe (où combattent des représentants des plus nobles familles de Russie) sur le flanc de l'attaque française. La brigade Kamenski tente, près de Sokolnice, un dernier effort. Rapp prend le commandement d'un régiment de chasseurs à cheval de la Garde auquel il adjoint l'escadron des mameluks. Ordener suit avec les grenadiers à cheval. Bernadotte a détaché la division Drouet (colonel Gérard) pour contrer l'infanterie russe.

C’est la première fois que ces deux corps d’élite se rencontrent.

Les Français s'élancent, enfoncent la cavalerie russe. Une deuxième charge de cavalerie commandée par le prince Repnine s'effectue. Le colonel Morland est tué. Arrivent en renfort les grenadiers à cheval d'Ordener. La mêlée est impressionnante. La cavalerie française parvient à disperser et à refouler les chevaliers-gardes d'Alexandre, faisant un illustre prisonnier, le prince Repnine en personne, que le général Rapp, le crâne entouré d’un pansement, présentera lui-même à Napoléon.

Pendant ce temps, les trois régiments de la division Drouet refoulent l'infanterie russe, privée de la protection de la cavalerie, sur Krenovice et Austerlitz. Bagration est coupé du reste des alliés. Lannes poursuivant son effort, aidé par les cuirassiers de Murat, force les Russes à se replier vers Rousinov. Mais deux batteries russes, installées sur une hauteur derrière le relais de poste de Pozorice (la Stara Posta) protègent ces derniers, et Bagration sauve la presque totalité des troupes qui lui restent. Peu après, Murat s’établit à la Stara Posta.

Ce qui reste de l'aile droite de Bagration se replie, les cavaliers de Lichtenstein fuient au-delà d'Austerlitz. La garde russe est anéantie, toutes les troupes, du centre à la droite, sont en retraite. Seules les colonnes de l'aile gauche qui devaient encercler les troupes de l'Empereur résistent sur le Goldbach, mais elles sont maintenant coupées de leurs arrières. La garde du plateau est confiée aux troupes de Bernadotte. Napoléon réunit le corps d'armée de Soult, y adjoint les bataillons de la Garde, les grenadiers d'Oudinot avec 40 pièces de canon, et descend par ces mêmes chemins qu'ont emprunté le matin même les troupes alliées.

Autour de Telnice, la division Friand tient tête depuis les premières heures aux colonnes alliées. Friand a eu quatre chevaux tués sous lui. Davout, arrivé sur les lieux, se demande s'il pourra tenir encore ses positions. Buxhoewden pense pouvoir obtenir la décision, quand sur ses arrières arrivent les grenadiers d'Oudinot, Napoléon à la tête de la Garde Impériale, et les divisions de Soult. Les batteries françaises entrent en action et causent de grandes pertes aux Russes. Les colonnes de Langeron et de Pribyschewski tentent de se replier le long du Goldbach vers le nord. La cavalerie française se lance à la oursuite des fuyards, en capturant la plupart, dont le général Pribyschewski lui même.

Le corps d'armée du maréchal Soult arrive alors sur le versant du plateau. Buxhoewden avec quatre régiments, se replie sur Ujezd, au nord des étangs, Langeron se joint à lui. Les Russes commencent à pénétrer dans le village, mais Vandamme, avec sa division dévalant du plateau, y entre de son côté. Buxhoewden est blessé, parvient à s'enfuir, mais ses troupes ne pouvant plus avancer se précipitent vers les étangs glacés, pensant pouvoir s'enfuir par cette voie.

La glace ne peut évidemment résister au poids des hommes, des chevaux et des canons. Elle se brise bientôt et la déroute est complète. Lejeune ne sera pas le seul à déformer l'évènement qui, en réalité, fut beaucoup moins dramatique. Mais la légende, orchestrée par Napoléon lui-même s’emparera de cet épisode, en l'amplifiant à l'envie. Par ailleurs, Soult, autour de Sokolnice, soutenu par les dragons de Beaumont, vient à bout de la dernière résistance des troupes russes. Les cavaliers se saisissent en quelques instants de milliers de prisonniers et de leur artillerie.



Le soleil commence à décliner. Le prince Bagration, le général Ouvarof font retraite vers Welspitz et Austerlitz. Le prince de Lichtenstein et le grand-duc Constantin se replient également vers le château d'Austerlitz. Toutes les troupes alliées sont en déroute.

Lorsque la nuit survient, Napoléon se trouve près d’Ujezd. Accompagné de Soult et Berthier, il remonte vers le nord, en direction de la route d’Olomouc, traversant le champ de bataille. Il ordonne que l’on fasse des feux, et que l’on groupe autour les blessés, que les officiers d’ordonnance recouvrent des vêtements pris aux morts. Vers minuit, il arrive à la Stara Posta, que Murat et Lannes ont conquis quelques heures auparavant. Là. Il s’allonge sur un lit de paille, et s’endort, bientôt réveillé, cependant, par l’arrivée de Jean de Liechtenstein, venant présenter la reddition de l’armée autrichienne
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MessageSujet: Re: LE SOLEIL D'AUSTERLITZ - 1805   Mar 18 Aoû - 22:32













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