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 La bataille de Denain

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AuteurMessage
De Murat
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Carnet militaire.
Affecté Affecté : Etat-major

MessageSujet: La bataille de Denain   Lun 4 Jan - 19:37

La bataille de Denain, es une bataille qui m'es chère car elle a eu lieu chez moi , le 24 juillet 1712, est un épisode décisif de la guerre de Succession d'Espagne. Elle se solde par une victoire des armées françaises commandées par le maréchal de Villars sur les Austro-Hollandais du Prince Eugène. Elle permet après plusieurs défaites françaises de négocier une paix favorable.

La guerre de Succession d’Espagne fait rage depuis 1701, la France est dans une période noire sur les plans financier et militaire. Les victoires du maréchal de Villars à la bataille de Friedlingen (1702) et à la bataille d'Höchstadt, en début de guerre, ont été suivies de défaites sans précédent : les alliés ont à leur tête le prince Eugène et le duc de Marlborough. De plus Villars, qui doit se rendre dans les Cévennes pour étouffer la révolte des Camisards, est remplacé par Tallard.

En 1708, après la déroute d’Audenarde, la presque totalité des places fortes du Nord de la France sont sous le contrôle des Austro-Anglais coalisés. À cela s'ajoute une crise économique (l'hiver 1709 est l'un des plus rigoureux de ce début de siècle) entraînant famine et surmortalité. Les caisses de l’État sont pratiquement vides et la population est soumise au lourd fardeau de l’occupation ennemie.

Le commandement de l’armée du Nord est rendu au maréchal de Villars. Celui-ci ne perd pas de temps et œuvre à sa réorganisation. Les coalisés, pressés d’en découdre, reprennent l'offensive et le 11 septembre 1709, c’est la bataille de Malplaquet. Villars est blessé, mais la bataille se termine sur un statu quo, aucun de deux camps ne prenant réellement l’avantage. En 1710 la situation se stabilise, la politique britannique semble s’infléchir : sous la pression des pacifistes, Marlborough est destitué.



[

En mai 1712, dans ce contexte calme mais fragile Villars décide de reprendre l’offensive. Les alliés, hollando-anglo-saxons sont installés le long de la Scarpe entre Douai et Marchiennes, où est situé le dépôt de ravitaillement. Ils occupent Denain et Landrecies. Plus tard les Anglais trahiront leurs alliés austro-hollandais, se repliant soudainement sur les ordres secrets de Londres. Les Français rassemblent une armée de 200 000 hommes sur la frontière du Nord, s’étirant d’Arras à Cambrai. Villars veut ainsi contrôler toute offensive ennemie sur les places de Condé-sur-l'Escaut, Valenciennes et Le Quesnoy. Au mois de juin, Eugène de Savoie prend l’initiative et s'empare du Quesnoy. Le clocher d’Avesnes-le-Sec est incendié le 17 juillet 1712. Pendant ce temps Eugène de Savoie renforce le camp de Denain par une ceinture de fortifications. Devant l'impatience de Versailles, Villars doit tenter quelque chose pour reprendre l’initiative.





Le moulin d'Avesnes-le-Sec, le 23 juillet 1712

Les troupes françaises sont au sud du Cateau à Mazinghien. Après un examen minutieux du dispositif ennemi, Villars décide dans le plus grand secret de porter son attaque à Denain. Des cavaliers sont envoyés tout le long de la Selle, pour prendre possession des ponts. Ainsi un détachement arrive à Haspres et prend position dans la soirée du cours du moulin, bloquant ainsi le franchissement de la rivière. Dans la nuit les troupes se mettent en marche, elles prennent la direction de Landrecies où se trouve le prince Eugène. Cette manœuvre de diversion a pour but d’obliger les alliés à se renforcer sur ce point et ainsi alléger leur aile droite à Denain. L'ennemi mord à l’appât.

À l’aube, Villars fait pivoter le long de la Selle son armée et la dirige en 3 colonnes vers Denain. À cinq heures du matin (sept heures actuellement, avec l’horaire d’été), Villars et ses principaux lieutenants établissent leur plan d'attaque à Avesnes-le-Sec ; ils choisissent le moulin[2] comme point d'observation de la plaine environnante. À 7h00 les fantassins français sont à Neuville-sur-Escaut. Aussitôt l'ordre de franchir les ponts enjambants l’Escaut est donné. À 8h00 les alliés sont étonnés de la présence française dans le secteur. Albermarle fait prévenir Eugène. Celui-ci ne s'inquiète pas de la situation. À 13 h 00 l'assaut de la palissade de Denain est donné. Les sapeurs, la hâche à la main, entraînent l’infanterie qui se rue sur l'ennemi baïonnette au canon. Les alliés pris de panique s'enfuient et encombrent le pont du moulin, qui s’écroule sous leur poids, entraînant ainsi à la noyade de centaines de fantassins. Eugène, parti trop tard, tente de franchir l’Escaut à Prouvy. Sous l’action du prince de Tingry le pont est détruit. C'est la victoire.


Informations générales
Date 24 juillet 1712
Lieu Denain, France
Issue Victoire française décisive
Belligérants
Royaume de France
face aux Empire d’Autriche et les Provinces-Unies
Commandants
Claude Louis Hector de Villars / Eugène de Savoie-Carignan
Forces en présence
100 000 hommes / 120 000 hommes
Pertes
2500 morts / 18 000 morts

Par sa victoire, le maréchal sauve in extremis la France de l'invasion. Il permet aussi au roi Louis XIV de boucler d'une façon honorable les négociations ouvertes à Utrecht six mois plus tôt pour mettre fin à l'interminable guerre de la Succession d'Espagne.
Reconnaissance tardive

Presque sexagénaire, le maréchal Claude de Villars bénéficie d'une reconnaissance tardive. Retardé dans son avancement par l'hostilité du ministre Louvois et par les militaires de cour qui lui reprochent sa propension au pillage, il a attendu la guerre de Succession d'Espagne pour faire la preuve de ses talents. Dès le début de la guerre de Succession d'Espagne, Villars s'illustre comme lieutenant de Catinat en remportant de brillantes victoires au-delà du Rhin, à Friedlingen en 1702 puis à Hochstaedt (ou Höchstädt) l'année suivante.

Il est nommé maréchal... par ses soldats, sur le champ de bataille de Friedlingen avant que le roi entérine leur choix ! Manque de chance, il est arrêté dans sa marche triomphale par le roi lui-même qui le rappelle et l'envoie... dans les Cévennes pour réprimer une insurrection des Camisards protestants. Il s'acquitte de sa mission en faisant preuve de modération.

En 1704, les Français sont cette fois battus à Hochstaedt et Villars, accouru en catastrophe, arrive tout juste à sauver l'Alsace de l'invasion. Retranché dans Malplaquet, dans les Flandres, il doit céder la place aux troupes anglo-autrichiennes de Marlbrough et du prince Eugène. Mais avant d'ordonner la retraite le 11 septembre 1709, il inflige à l'ennemi de telles pertes que celui-ci doit renoncer à poursuivre l'invasion de la France.

Villars est blessé grièvement au genou au cours de la bataille, ce qui lui vaut de séjourner au château de Versailles. Il est fait pair de France.
Enfin la paix

À peine remis de sa blessure, le maréchal reprend les armes. C'est ainsi qu'il remporte la victoire décisive de Denain, non loin de Malplaquet. Cette victoire met un terme à un conflit européen vieux de plus de dix ans.

Sans attendre la fin des opérations militaires, les diplomates européens s'étaient réunis en congrès à Utrecht le 29 janvier 1712 et ils attendaient le sort des armes pour boucler les négociations de paix.

Fort du succès de Villars, le Roi-Soleil, épuisé et vieilli (74 ans), obtient des conditions honorables et peut enfin signer le traité de paix. Quant au héros du jour, il finira sa carrière sous les honneurs, avec le titre de maréchal général, qui n'avait été décerné avant lui qu'à Turenne. Il mourra octogénaire en 1734 au retour d'une campagne en Italie !



Claude_Louis_Hector_duc_de_Villars
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