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 Famille HIGONET ou HYGONNET

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MessageSujet: Famille HIGONET ou HYGONNET   Mar 16 Fév - 14:21

Leurs racines sont anciennes dans le nord de l' AVEYRON et dans la ville de Saint GENIEZ d' OLTZ.
- Le 16 avril 1746 Joseph MASSABIAU, fils de Guillaume et Marie BRUNET, épouse Catherine ALBIN, fille de Pierre et de Catherine FAVIER, tous de St GENIEZ. De ce couple est issu Marie MASSABIAU.
- Pierre HUGONET épouse Anthoinette BRASSADE, ils habitaient CURIERES avant 1680. De ce couple est issu Jean.
- Jean HUGONET épouse Elisabeth DEVEZE en février 1680 (registre GG23 d' ALAYRAC, consultable en mairie d' ESPALION). de ce couple est issu François HUGONET.
- François HUGONET épouse Marie FAU le 18 novembre 1715 à GILHORGUES. De ce couple est issu Joseph HIGONET.

Le 11 août 1768 Joseph HIGONET, maître apothicaire à St GENIEZ, fils de François HIGONET et Marie FAU, mariés de la paroisse de GILHORGUES(près de BOZOULS) épouse Mademoiselle Marie MASSABIAU, fille de Joseph MASSABIAU, négociant, et Catherine ALBIN, mariés de Saint GENIEZ, d’où naîtront :

HIGONET Marie Jeanne née 13 mars 1770
HIGONET Joseph, sans union né le 1er janvier 1772, décédé le 14 octobre 1806
HIGONET Marie Catherine née 27 juin 1774, décédé le 10 avril 1790
HIGONET Marianne née le 6 novembre 1776, décédé le 1er septembre 1778
HIGONET Louis né le 4 mai 1779
HIGONET Philippe né le 05 mai 1782, décédé le 11 janvier 1859
HIGONET Marie Anne Henriette née le 22 octobre 1784
HIGONET N, naissance et décès le 15 juin 1787
HIGONET N, naissance et décès le 1er septembre 1788


Joseph HIGONET, Colonel, commandeur de la Légion d' honneur (1772-1806)


Entré au service comme capitaine au 2ème bataillon de volontaires de l’AVEYRON le 4 juillet 1792, employé aux armées des Alpes de 1792 à 1793. Il participe de septembre à décembre 1793 au siège de TOULON et y est blessé au feu à l’épaule gauche. Capitaine de la 56ème demi-brigade de bataille en 1794, il fait la campagne d’ ITALIE de 1794 à 1797 et se distingue à la bataille de RIVOLI où sa compagnie s’empare de trois pièces de canons le 14 janvier 1797.

Le capitaine HIGONET prend part à l’expédition d' ÉGYPTE de 1798 à 1801, il se signale à la bataille des Pyramides le 21 juillet 1798 et à la prise d’ ALRICH où il reçoit un coup de feu au visage le 20 février 1799. Il est encore blessé à deux reprises au siège de Saint-Jean d’ACRE en 1799 puis d’un coup de pistolet à la tête à bataille d'HELIOPOLIS en s’élançant en premier sur les batteries turques. Le 21 mars 1800 il est blessé à nouveau d’un coup de feu à la main gauche à la bataille d’ALEXANDRIE, il est promu adjudant-commandant, par le général en chef de l’armée d’Orient le 30 juin de la même année.

Major des Grenadiers à pieds de la Garde des Consuls le 21 janvier 1804. Il est nommé colonel du 108ème régiment de ligne le 19 octobre 1804. Il prend part en cette qualité à la campagne de 1805 en AUTRICHE, se signale à la prise du pont de MARIENZELL le 5 novembre 1805 et à la bataille d' AUSTERLITZ le 2 décembre 1805.
Il participe à la campagne de PRUSSE et à la bataille d'AUERSTADT. À la tête de son 108ème régiment de ligne (division FRIANT), il pénètre dans le village de POPELL, en chasse les Prussiens, capture un drapeau, trois canons et fait un grand nombre de prisonniers.
C’est là, ce 14 octobre 1806, qu’il est tué.
Son nom est inscrit sur le pilier Est de l’Arc de Triomphe de Paris. Il est souligné, ce qui signifie qu’il est mort au combat. Seuls quatre colonels eurent cet honneur.
Dans son rapport au maréchal DAVOUT, le général FRIANT ne tarit pas d’éloges sur le colonel du 108ème : « Que ne doit-on pas dire de l’intrépide HIGONET, qui semble ne rechercher que l’occasion de se signaler et de se couvrir de gloire en se montrant tour à tour chef et soldat ? ». « A de pareils officiers, ajoute FRIANT, on ne doit pas d’apostille ; leur réputation les devance, les faits parlent pour eux ».

Le Maréchal DAVOUT à la tête de 28 000 hommes écrase l' armée adverse de 70 000 soldats à AUERSTAD. Ce fut une brillante victoire. Le même jour, NAPOLEON livre bataille à IENA contre ce qu' il croit être le gros de l' armée prusienne. La victoire d' AUERSTADT fut bien évidemment passée dans l' ombre pour laisser à NAPOLEON 1er le seul mérite de la victoire d' IENA.




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MessageSujet: HIGONET Philippe   Mar 16 Nov - 13:23

Blessures d'un soldat de l'Empire
la dextérité du chirurgien LARREY


Au mois d'avril 1804, HIGONET Philippe, vingt-deux ans, est soldat volontaire au 4ème régiment d'infanterie légère. Il livre son premier combat à Marienzell, en Autriche. L'épée sur la gorge du colonel du régiment de Colleredo, il le force à se rendre, ainsi que deux cents de ses hommes. HIGONET n'a pas une égratignure. Heureusement ! A cette date, un régiment ne dispose que d'un seul fourgon sanitaire contenant deux matelas, six brancards, 50 kg de charpie et 100 kg de linge à pansement.
Austerlitz ! 60 000 Français écrasent 105000 Russes et Autrichiens. Une balle traverse la cuisse droite d' HIGONET. Le blessé échappe au scalpel du fameux chirurgien LARREY, affecté à la Garde, qui avoue lui-même qu'il coupe les membres toutes les fois qu'il y a fracture grave.
HIGONET conserve sa jambe grâce à une médecine spéciale :
une pièce de cinq francs à l'entrée de la balle, une autre à la sortie, un peu de charpie, et le tout est bien enveloppé.
Si la gangrène se déclare, un bain de guimauve y remédiera. La gangrène gagne du terrain ? On applique de l'eau-de-vie camphrée, presque bouillante, sur tout le membre, à l'exception de la plaie, recouverte d'un tampon de charpie imbibé de « digestif animé ». Cet onguent se compose de térébenthine, de jaune d’œuf, d'huile d'olive et d'une résine d'origine exotique du nom de styrax.
HIGONET guérit, mais 12 000 blessés croupissent à Brünn dans la paille, la vermine et les immondices. Le typhus éclate et emporte plus du quart d'entre eux.
Moins d'un an plus tard, HIGONET, promu lieutenant de grenadiers, s'élance suivi de ses hommes disposés en tirailleurs sur le plateau d'Iéna, arrive l'un des premiers, disperse 1200 hommes de la garde royale de Prusse, s'empare de trois canons et entre dans le village de Popell.
Philippe est indemne, mais son frère, Joseph, colonel dans le même régiment, est tué.
Les combats de Iéna font 3000 morts et 7000 blessés chez les Français. A la veille de chaque bataille, l'Empereur fait rappeler qu'il est interdit de quitter les rangs pour secourir ceux qui tombent. Trop souvent, des soldats ont mis un empressement suspect à transporter un blessé bien loin de la ligne de feu. HIGONET, la jambe gauche labourée par une balle et fortement contusionné au bas-ventre, ne peut continuer le combat. Il se traîne jusqu'à l'ambulance de LARREY.
Après les neiges de Prusse-Orientale et de Pologne, HIGONET se retrouve en Bavière, sur le terrain accidenté et boisé d'Eckmühl. Les Français perdent 1500 hommes. HIGONET est encore blessé ; une balle traverse sa cuisse gauche. Le temps de se faire panser, il remonte en selle.
Wagram... Des milliers de blessés agonisent pendant cinq jours, au milieu des blés, sous un soleil implacable, dévorés vivants par des mouches et des vers, ou brûlés vifs par le feu qui avait pris aux moissons pendant la bataille.
Promu capitaine en 1806, HIGONET assiste à la sanglante bataille de Borodino, qui fait 180 000 morts en dix heures, mais n'y participe pas. L' Empereur n'a pas fait donner la Garde. Moscou, l'immense brasier... Notre grenadier est nommé major le jour même où commence la retraite de 500 000 hommes traînant 600 canons et 2 000 caissons. Harcelés par les Cosaques, décimés par le froid, la faim, le typhus, ils ne sont plus que 40 000 au passage du Niémen. HIGONET a un pied gelé à la Berezina.
Au combat de Leipzig, l'infatigable grenadier passe à travers les flèches des Baskirs, les balles et les boulets des Alliés, mais deux chevaux s'abattent sous lui. Il va maintenant soutenir le siège contre les Russes à Ham­bourg. Le maréchal DAVOUT, qui l'estime, lui confie le commandement des avant-postes de la ligne d'Altona. A neuf reprises, il repousse l'attaque des Russes.
A Waterloo, HIGONET, devenu colonel, a le pied à moitié cassé par son cheval qui s'est écroulé sur lui. Il remonte sur un second cheval qui s'abat à son tour, lui démettant la jambe droite. Le troisième cheval, atteint par un boulet, le lâche, lui aussi. A court de monture, le colonel combat à pied jusqu'à ce qu'une lance lui traverse la cuisse droite et le cloue au sol.
Cette dure journée le laisse assez alerte pour épouser, juste un an plus tard, Augustine de VEILLAN. C'en est fini pour lui du glorieux uniforme bleu aux buffleteries blanches avec plumet rouge sur le haut bonnet d'ourson.
Mais l'odeur de la poudre grise toujours le vieux grognard. Nous le retrouvons dans l'armée d'Espagne au siège de Pampelune, puis commandant la brigade du blocus de Saint-Sébastien où sévit la peste. commandant d'une brigade de l'armée expéditionnaire de Morée où il échappe de nouveau à la peste. Entre-temps, il a manqué périr en sauvant un voltigeur qui se noyait.
Sa dernière action d'éclat se situe à Nava­rin. Pendant que les Alliés anéantissent la flotte turco-égyptienne, HIGONET, à la tête de la 1" brigade, grimpe à l'assaut de la citadelle et l'enlève.


[


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MessageSujet: HIGONET Philippe   Mar 16 Nov - 13:45

Le blason du Baron Philippe HIGONET



Devise: Virtus, Labor, Pietas( morale, travail, piété)

Château de Vayrac, Aurillac (15)



Source: http://gw4.geneanet.org/pierfit?lang=en;p=marguerite;n=de+fraissy+de+veyrac



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MessageSujet: HIGONET Philippe   Mer 17 Nov - 17:16

Philippe HIGONET, Général, commandeur de la Légion d' honneur (1782-1859)


Philippe HIGONET, naquit à Saint-GENIEZ le 05 mai 1782, baptisé le même jour, son parrain est Joseph, son frère, et sa marraine Marie Jeanne, sa sœur.
Le 20 avril 1804, il s'engagea, comme volontaire, dans le 4ème régiment d' infanterie légère. Le 16 mai, il était fait caporal. Il devint sergent le 30 juin. Le 9 février 1805, il est sous-lieutenant. le 30 juillet, il gagna l'épaulette avec le grade de lieutenant par élection.
Il passa ensuite au 108ème de ligne dont son frère était colonel, comme adjudant-major, le 24 mars 1805. Au combat de MARIENZELL, il fait 200 prisonniers dont un colonel, un major et le Prince ROSPOGLIOSI, 8 novembre 1805. Il se fit remarquer à la bataille d' AUSTERLITZ en 1805, où il fut blessé à la cuisse droite, le décembre 1805.
Sa conduite est récompensée par sa nomination au grade de capitaine au 108ème régiment.
Dans la campagne de PRUSSE, il participe à la bataille d' IENA où à la tête de 400 hommes il entre en premier dans le village de DOEWITS défendu par 3 canons et 1200 hommes qui furent tous tués ou prisonniers. La fièreté qu' il tira de cet acte d'éclat fut ternie quand il apprendra la mort de son frère. Ce fut très certainement un grand déchirement car un profond attachement mutuel les unissait. Il est décoré de la Croix d' Honneur.
Puis c' est la campagne de la Grande Armée en POLOGNE en 1806 et 1807. Il reçoit un coup de feu à la jambe gauche et une forte contusion au bas ventre à la bataille d' EYLAU le 8 février 1807 ainsi qu' un coup de feu à la cuisse gauche à la bataille d' ECKMUHL, le 22 avril 1809.
Admis dans le Corps des Grenadiers à pied de la Garde Impériale comme capitaine le 22 juin 1809.
Le 22 juin 1812, il prend part à la Campagne de RUSSIE. Il se signala encore à la bataille de la MOSKOWA et mérita le grade de Major en second le 8 octobre 1812 et à un pied gelé au cours de la retraite..
Le 13 mars 1813, Major au 108ème régiment d' infanterie de ligne, fit la Campagne d'ALLEMAGNE. Il fait partie du XIIIème Corps de la Grande Armée du Maréchal DAVOUT et s' illustre au siège de HAMBOURG où il commande le port de l' Étoile le 23 novembre 1813. Il fut nommé, le 1er mars 1814, colonel, à titre provisoire, sur le champ de bataille par le maréchal DAVOUT. Il eut un cheval tué sous lui au combat de KOGEL. Il prit une grande part à la défense de HAMBOURG, il se voit le commandement de tous les forts et avant-postes de la ligne d' ALTONA, le 25 mars 1814. On dit qu' une rivalité "intime" aurait incité le maréchal à le désigner à ce poste, point de mire de l' ennemi. Mais ses valeurs militaires et sa conduite face aux périls lui valent l' admiration de tous. Le maréchal subjugué par tant de bravoure dans une lettre du 16 février 1814 rend hommage à celui qu' il appelle " l' un des plus brillants officiers de l' Armée". Peu de temps après, usant de ses pouvoirs discrétionnaires, il le confirme dans le grade de colonel.
Durant les "Cents jours" il est colonel du 10ème régiment d' infanterie de ligne le 11 avril 1815 puis du 108ème d' infanterie de ligne le 2 mai 1815.
HAMBOURG ouvre ses portes aux forces coalisées sur ordre de Louis XVIII. Le 12 mars 1815, il est nommé commandant provisoire du département de l' AVEYRON.
En 1815, il fait campagne à l' Armée du Nord en BELGIQUE. Deux nouvelles blessures à la bataille de LIGNY, le 16 juillet 1815. Deux coups de lance marquèrent ses nouvelles prouesses à WATERLOO, le 18 juin 1815.
L' Empereur avait abdiqué et délié ses généraux du serment de fidélité. Le Colonel n' en avait prêté aucun., il avait exposé sa vie jusqu' au dernier instant pour la gloire de son Pays, il se devait de lui continuer ses services sous une monarchie contre laquelle il n' avait aucune prévention et qui seule pouvait rétablir la fortune de la FRANCE, selon les termes de son biographe. Dans son dossier militaire figure une lettre écrite à AURILLAC qu' il adresse au Duc de FELTRE, alors Ministre de la Guerre, en date du 24 novembre dans laquelle il affirme être royaliste mais qu' il avait obéit au Maréchal DAVOUT, Minitre de la Guerre durant les Cents Jours, et qu' il avait continué le combat à l' idée qu' on aurait pu le croire lâche ce qui le fit exposer sa vie aux plus grands périls pour une cause qu' il détestait et cite son frère mort à la bataille d' IENA ( AUERSTAEDT n' est déjà plus dans les mémoires). A période trouble, situation trouble: son dossier contient de nombreuses pièces à charge et à décharge. Son passé Napoléonien continuera à hanter sa carrière militaire.
Il a alors 33 ans, il est selon ses états de services:
- Physique: beau
- Capacité: a reçu une excellente éducation
- Conduite: excellente
- Fortune: a de la fortune
- Avis de l'Officier Général: officier très distingué par son talent et sa conduite. Il est d' une brillante tenue et d' un très beau physique. D' une bravoure renommée, connaissant les détails du service et remplissant son devoir avec beaucoup de zèle.

Il se ralliera à Louis XVIII, à la Restauration. Le roi désigna le colonel HIGONET pour former et commander la région du CANTAL, 16 août 1815:
- Créé le 4 mars 1790 avec 4 districts (Mauriac, Murat, Saint-Flour, Aurillac) et 20 cantons
Chef-lieu Saint-Flour, en alternance avec Aurillac
- 1794 : Saint-Flour devient seul chef-lieu
- 1795 : le chef-lieu du département est déplacé de Saint-Flour à Aurillac
- 1800 (17 février) : création des arrondissements : Aurillac, Mauriac, Murat, Saint-Flour et nouveau découpage des cantons
- 1926 (10 septembre) : suppression de l'arrondissement de Murat

Le 8 juin 1816 il épouse Mlle Augustine de JUGEALS de PEYRAC de VELLIAN, née le 7 Novembre 1783, décédée le 3 Septembre 1867, à l'âge de 83 ans, fille de Jean François de Jugeals de Peyrac de VELLIAN , baron de Vellian ca 1750 et
Marguerite de FRAISSY de VEYRAC , dame de Vayrac 1750-1831, vient opportunément accréditer son attachement au nouveau régime. D’ailleurs, HIGONET ne manque pas de le souligner dans sa demande d’union au Ministère de la Guerre : « Sa famille est des plus considérées, la plus nombreuse et la plus royaliste du pays. Malgré les pertes énormes qu’elle a faites à la Révolution, Mademoiselle VEILLAN, la personne la plus accomplie de l’Auvergne, m’apporte une dot de 120 000 francs comptants et ses droits à la succession de Madame sa mère qui possède une fortune de 400 000 francs de biens fonds. Mon heureuse alliance avec cette noble famille que je dois en partie à ma conduite et à mon dévouement sans bornes pour le service du Roi devient la garantie la plus inviolable que je puisse donner à votre excellence de ma fidélité ».

Arbre généalogique VEILHAN

Parents

H Joseph De Peyrac De Jugeals De Veilhan , né - Aurillac (15) Chateau de Vayrac, décédé le 13 mai 1831 - Aurillac (15), Baron De Veilhan
Marié avec
F x De Pouzols , décédée

Mariages et enfants, les petits enfants, les arrière-petits-enfants

Marié vers 1780 avec Marguerite De Fraissy De Veyrac , née en 1750, décédée en 1831 - Veyrac à l'âge de 81 ans, Dame De Veyrac (parents : H François Guillaume De Fraissy de Veyrac 1718 & F Marie Françoise De Cébié †) , dont
F Marie Françoise Augustine De Peyrac De Jugeals De Veilhan 1783-1867 Mariée le 13 avril 1816, Aurillac (15), avec Philippe Higonet 1782-1859
F Marie Agnès De Peyrac De Jugeals De Veilhan † Mariée le 7 février 1804 avec Pierre Georges Del Peyrou De Bar 1777-1879 dont
F Marguerite Del Peyrou De Bar 1809-1882 Mariée le 30 avril 1827 avec François Louis De Salvage De Clavières 1802-1847 dont :
H Joseph Paul De Salvage De Clavières 1830-1911
F Marguerite De Peyrac De Jugeals De Veilhan †1808 Mariée le 9 février 1779, Saint Illide (15), avec Aubain Géraud De Métivier 1752-1821 dont
F Marguerite Emilie De Métivier De Vals 1783-1826 Mariée le 6 juin 1808, Vic sur Cère (15), avec Henri Louis Delolm De Lalaubie 1756-1829 dont :
H Louis Aubin Géraud Delolm De Lalaubie 1809-1875 , H Louis Henri Guy Delolm De Lalaubie 1818-1870 , ? x x , H Gustave Delolm De Lalaubie
F Joséphine De Peyrac De Jugeals De Veilhan † Mariée avec Jean André De Léotoing D'anjony 1775-1864 dont
F Iphigénie De Léotoing D'anjony 1806-1881 Mariée avec Paul Pellissier De Féligonde, 1799-1861 dont :
H Hyppolite Pellissier De Féligonde De Léotoing D'anjony 1829-1892
F Catherine Emma De Léotoing D'anjony De Foix † Mariée avec Jacques Michel Pellissier De Féligonde 1800
F Sophie De Peyrac De Jugeals De Veilhan † Mariée en 1800 avec Jean Joseph Béral De Sedaiges 1769-1859 dont
F Anne Catherine Octavie Béral De Sedaiges 1808-1859 Mariée avec Stanislas De Buyer 1799-1848
Source: http://gw0.geneanet.org/arnac?lang=fr&p=francois&n=de+peyrac+de+jugeals+de+veilhan

Le 24 octobre 1820, par lettres patentes, il reçoit le titre de baron héréditaire avec règlement d' armoiries.

En 1823, il fit la campagne d' ESPAGNE à la tête du 9ème de ligne, après le combat de PAMPELUNE, il fut nommé Maréchal de camp le 11 août 1823 . Il assiégea Saint-SEBASTIEN qui fut forcé d'ouvrir ses portes, le 28 septembre 1823. Peu après il fut nommé Commandeur de la légion d'honneur et reçut en même temps la grande plaque de l'ordre de Saint-Ferdinand d' ESPAGNE. Il entre en FRANCE en mars 1825 pour y exercer les fonctions d' Inspecteur Général d' Infanterie.
Il est choisi par le Roi pour présider le collège du 1er arrondissement du CANTAL réuni pour les élections, il y sera élu le 17 novembre 1827 et réélu en 1830. En tant que député, mais il ne siège pas longtemps, il défend l' intérêt de l' agriculture de montagne et demande le dégrèvement de l' impôt sur le sel. Il vote le maintien de la demi-solde, qui allait être supprimée, pour 1 400 officiers.
Le 24 juillet 1828 il est nommé commandant de la 2ème Brigade de la division de l'expédition de la Morée en GRECE. Pour s'embarquer de Navarin il fit pratiquer une brèche à la citadelle et l’escaladant le premier, il pénétra dans la ville, l'épée à la main. Le musée Fenaille à RODEZ conserve une statuette féminine en bronze, mise à jour en GRECE où elle a été acquise, peut être découverte, par le général pendant son séjour. Il s' y distingue aussi particulièrement en établissant des cordons sanitaires afin d' éviter la propagation de la peste. Il sera décoré de l' ordre du Sauveur de GRECE.
En février 1829, lors de son retour en FRANCE, il est reçu en audience par le roi Charles X qui se fait raconter le récit de cet épisode grec. Le roi lui prend alors la main et lui dit:
- "Général, je vous remercie, vous avez bien servi la FRANCE".
Le 22 février 1829, il reçoit la Croix de Commandeur de l' Ordre de Saint Louis.
De retour en France il reprit son siège au parlement.
Après la révolution de 1830, passé à la postérité sous l' expression des " Trois Glorieuses", il donne sa démission de député le 12 août 1830 pour rester fidéle à ses convictions. C' est aussi la victoire des Ultras qui ont finalement mis un terme à sa carrière militaire.
Rentré dans la vie privée, le Baron HIGONET s'adonna entièrement à l'exploitation de son domaine qu'il améliora par les procédés modernes, encore peu connus. Il fut nommé président de la Société d'Agriculture du CANTAL.
La révolution de 1848 le sort de sa retraite.
Dans l'hiver de 1859, la paralysie envahit la jambe blessée, les douleurs du bas-ventre devinrent très vives ; le mal empira rapidement, et le Baron HIGONET, assisté des consolations de la religion qu'il avait toujours pratiquée, rendit son âme à Dieu, le 11 janvier 1859, à l'âge de 77 ans.

Pour en savoir plus :

« Le général baron Hugonet » d’Henry de Lalaubie, Rodez, impr. Carrère., 1862

La biographie de Philippe Higonet par Laurent Clavel






Les habitants de St GENIEZ d'OLT s'appelle les Marmots.

Pour l'histoire le père du tango est né dans cette ville: Carlos GARDEL de son vrai nom Charles GARDEL.


Dernière édition par De HIGONET le Jeu 24 Nov - 9:43, édité 16 fois
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De La Tour
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MessageSujet: Re: Famille HIGONET ou HYGONNET   Mer 17 Nov - 17:59

content
bravo
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De Lasalle
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MessageSujet: re   Mer 17 Nov - 20:26

super intéressant tip top
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MessageSujet: Colonel HIGONET joseph   Jeu 18 Nov - 8:43

Saint GENIEZ d'OLT 12130
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MessageSujet: Famille HIGONET ou HYGONNET   Jeu 8 Sep - 17:35



Joseph HIGONET




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De Oudinot
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Affecté Affecté : Etat-Major

MessageSujet: Re: Famille HIGONET ou HYGONNET   Jeu 8 Sep - 18:46

super higo tres interressant!!
mais putain pourquoi j'ai pas fait CRS moi triste

_________________
Ah! si je les aimais! je pense bien que je les aimais! je les ai tous fait tuer!
Nicolas-Charles Oudinot, Marechal d'Empire, Duc de Reggio.
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MessageSujet: Philippe HIGONET   Dim 18 Sep - 16:07

Expédition de Morée


L’expédition de Morée est le nom donné en France à l’intervention terrestre de l’armée française dans le Péloponnèse, entre 1828 et 1833, lors de la guerre d'indépendance grecque.

Après la chute de Missolonghi, l’Europe occidentale avait décidé d’intervenir en faveur de la Grèce insurgée. L’attitude de l’allié égyptien de l’Empire ottoman, Ibrahim Pacha étant particulièrement critiquée, le principal objectif était d’obtenir qu’il évacuât les régions occupées, le Péloponnèse en premier lieu. L’intervention débuta par l’envoi d’une flotte franco-russo-britannique qui remporta la bataille de Navarin en octobre 1827. En août 1828, un corps expéditionnaire français débarqua à Coron au sud du Péloponnèse. Les soldats stationnèrent dans la presqu’île jusqu’à l'évacuation, en octobre, des troupes égyptiennes, puis ils prirent le contrôle des principales places-fortes encore tenues par les troupes turques. Bien que l’essentiel des troupes rentrât en France dès la fin de 1828, la présence française se poursuivit jusqu’en 1833.

Comme lors de la campagne d'Égypte de Napoléon Bonaparte, où une Commission des Sciences et des Arts avait accompagné l’expédition militaire, une Mission scientifique de Morée accompagnait les troupes. Dix-sept savants représentant diverses spécialités : histoire naturelle ou antiquités (archéologie, architecture et sculpture) firent le voyage. Leurs travaux furent d’une importance majeure dans la connaissance du pays. Les cartes topographiques réalisées sont d’une très grande qualité et les relevés, dessins, coupes, plans et propositions de restauration sur les monuments du Péloponnèse, de l’Attique et des Cyclades furent, après James Stuart et Nicholas Revett, une nouvelle tentative d’inventaire systématique et exhaustif des vestiges grecs antiques. L’Expédition de Morée et ses publications offrirent une description presque complète des régions visitées. Elles en firent un inventaire scientifique, esthétique et humain qui resta longtemps l’un des meilleurs moyens, à part le voyage sur place, de les connaître.





Sources: http://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9dition_de_Mor%C3%A9e
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MessageSujet: Famille HIGONET ou HYGONNET   Jeu 24 Nov - 10:19

L’expédition d’Espagne est la campagne menée en avril 1823 par la France afin de rétablir le roi Ferdinand VII d'Espagne sur son trône.

Contexte

En 1820, le roi d'Espagne Ferdinand VII doit faire face à un soulèvement populaire conduit par les libéraux. Ce mouvement révolutionnaire lui reproche l'absolutisme de son pouvoir et les nombreuses répressions à l'encontre des libéraux. Ferdinand VII doit alors se soumettre, et remettre en vigueur la Constitution de 1812 et ainsi confier le pouvoir à des ministres libéraux.

Des élections ont lieu en 1822 aux Cortès, qui donnent la victoire à Rafael del Riego, dans une Europe secouée par les mouvements démocrates qui perturbent l'ordre intérieur des États. Le roi Ferdinand VII d'Espagne s'est retiré à Aranjuez, où il se considère comme prisonnier des Cortès. Ses partisans installés à Urgel prennent les armes et remettent en place une régence absolutiste. Ils tenteront un soulèvement, avec la garde de Madrid, qui sera un échec ; repoussé par la résistance des forces constitutionnelles. Aussi, en 1822, Ferdinand VII, s'appuyant sur les thèses du Congrès de Vienne, sollicite-t-il l'aide des monarques européens, rejoignant la Sainte-Alliance formée par la Russie, la Prusse, l'Autriche et la France pour restaurer l'absolutisme.

En France, les ultras pressent le roi Louis XVIII d'intervenir. Pour tempérer leur ardeur contre-révolutionnaire, le duc de Richelieu fait déployer, le long des Pyrénées, des troupes chargées de protéger la France contre la prolifération du libéralisme venant d'Espagne et la contagion de la « fièvre jaune ». En septembre 1822, ce « cordon sanitaire » devient un corps d'observation, puis va très vite se transformer en une expédition militaire.

Accords de commodité

Le 22 janvier 1823, un traité secret est signé lors du congrès de Vérone, qui permet à la France d'envahir l'Espagne pour rétablir Ferdinand VII en monarque absolu. Avec cet accord de la part de la Sainte-Alliance, Louis XVIII annonce le 28 janvier 1823, que « cent mille Français sont prêts à marcher en invoquant le nom de Saint Louis pour conserver le trône d'Espagne à un petit-fils d'Henri IV ». Les espagnols appelleront l'armée française : los Cien Mil Hijos de San Luis (les Cent Mille Fils de Saint Louis). Fin février, les Chambres votent un crédit extraordinaire pour l'expédition. Chateaubriand et les ultras exultent : l'armée royale va prouver sa valeur et son dévouement face aux libéraux espagnols pour la gloire de la monarchie des Bourbons.

Le nouveau Premier ministre, Joseph de Villèle, va s'y opposer. Le coût de l'opération lui paraît excessif, l'organisation de l'armée défectueuse et l'obéissance des troupes incertaine. L'intendance militaire est incapable d'assurer le soutien logistique des 95 000 hommes concentrés, fin mars, dans les Basses-Pyrénées et les Landes, avec 20 000 chevaux et 96 pièces d'artillerie. Pour pallier ses carences, il faut recourir aux services du munitionnaire Ouvrard, prompt à conclure en Espagne, au détriment du Trésor public, des marchés aussi favorables à ses propres intérêts qu'à ceux de l'armée.

L’État-major

L'organisation du commandement pose de nombreux problèmes. Il faut donner aux fidèles des Bourbons l'occasion de montrer leurs grades fraîchement acquis qu'ils doivent au roi, sans compromettre ni la sûreté, ni l'efficacité de l'armée. La solution retenue est habile : aux anciens émigrés et Vendéens les commandements secondaires, aux anciens généraux de la Révolution et de l'Empire les responsabilités principales. Le duc d'Angoulême, fils de Charles X, est nommé commandant en chef de l'armée des Pyrénées, malgré son manque d'expérience militaire, mais il accepte de n'assurer que les honneurs de son titre et la direction politique de l'expédition, laissant à son major général, Guilleminot, général d'Empire aux compétences reconnues, le soin de prendre les décisions militaires. Sur cinq corps d'armée, quatre sont placés sous les ordres d'anciens serviteurs de Napoléon :
le maréchal Oudinot, duc de Reggio, le général Molitor, le maréchal Bon Adrien Jeannot de Moncey, duc de Conegliano et le général Étienne Tardif de Pommeroux de Bordesoulle.
Le prince de Hohenlohe commande le 3e corps, le plus faible avec deux divisions au lieu de trois ou quatre et 16 000 hommes au lieu de 20 000 à 27 000 pour les autres.

Fidélité de la nouvelle armée

Il faut maintenant savoir si les régiments, où il y a nombre d'officiers, sous-officiers et soldats marqués par les souvenirs des campagnes impériales, sont disposés à marcher gentiment pour les Bourbons de France et d'Espagne. Les libéraux espèrent les dissuader d'aller combattre « pour des moines, contre la liberté ». Villèle s'inquiète de leur propagande dans les cabarets et les chambrées, où se diffuse, en mars et avril, une chanson de Béranger incitant les militaires à la désobéissance :

« Brav' soldats, v'la l'ord' du jour :
Point de victoire
Où n'y a point de gloire.
Brav' soldat, v'la l'ord' du jour :
Gard' à vous! Demi-tour! »

Le 6 avril, les doutes des uns et les illusions des autres se dissipent. Sur les rives de la Bidassoa, cent cinquante libéraux français et piémontais se présentent face aux avant-postes du 9e léger. Parmi eux se trouvent le colonel Fabvier et une trentaine d'officiers en uniforme. Ils brandissent le drapeau tricolore, chantent La Marseillaise et incitent les soldats à ne pas franchir la frontière. Les fantassins du roi hésitent. Le général Vallin accourt et ordonne d'ouvrir le feu. Plusieurs manifestants sont tués. Les autres se dispersent. Beaucoup forment quelques semaines plus tard, avec les Anglais du colonel Robert Wilson, les Belges de Janssens et d'autres volontaires venus de France ou d'Italie, une légion libérale et un escadron de lanciers de la liberté, qui combattent aux côtés des forces constitutionnelles.

Déroulement

Dès le 7 avril, l'armée des Pyrénées pénètre sans bruit en Espagne. Le clergé, les paysans, les absolutistes de « l'armée de la Foi » lui font bon accueil. Les armées constitutionnelles, soutenues surtout par la bourgeoisie et une partie de la population urbaine, se replient. Le gouvernement libéral et les Cortès transfèrent leur siège à Séville, puis, le 14 juin, à Cadix, emmenant avec eux le roi Ferdinand VII. Le 23 mai, les troupes françaises entrent dans Madrid, où le duc d'Angoulême installe une régence sous son protectorat. Jusqu'en novembre, elles livrent à travers toute la péninsule une série de combats aux libéraux.

Au nord, les divisions de Hohenlohe, renforcées en juillet par le 5e corps de Lauriston, obligent le général Pablo Morillo à battre en retraite, puis à se rallier. Elles contrôlent la Navarre, les Asturies, la Galice. Mais faute de matériel de siège, elles ne peuvent que bloquer les villes où les constitutionnels prolongent la résistance durant plusieurs mois. La Corogne ne capitule que le 21 août, Pampelune le 16 septembre, Saint-Sébastien le 27.

A l'est et au sud-est, Molitor repousse Ballesteros en Aragon, le poursuit jusqu'à Murcie et Grenade, le combat victorieusement à Campillo de Arenas le 28 juillet et obtient sa reddition le 4 août. Aux abord de Jaén, il défait les dernière colonnes de Riego, lequel est capturé par les absolutistes le 15 septembre et pendu le 7 novembre à Madrid, deux jours avant la chute d'Alicante.

En Catalogne, Moncey parvint difficilement à réduire les unités régulières et les guérilléros du général Mina. Barcelone ne se rend que le 2 novembre.

En Andalousie se déroulent les opérations les plus décisives, parce qu'elles visent le principal objectif stratégique de la campagne : Cadix, transformée provisoirement en capitale politique. Une garnison de 14 000 hommes y défend le gouvernement et les Cortès, dont le roi est le prisonnier. Riego, au début, les généraux L'Abisbal, Quiroga et Alava jusqu'à la fin, dirigent son action. Les accès de la place sont protégés par les batteries des forts Sainte-Catherine et Saint-Sébastien à l'ouest, du fort Santi-Pietri à l'est et surtout de la presqu'île fortifiée du Trocadéro, où le colonel Garcès dispose de 1 700 hommes et de 50 bouches à feu.

Sous le commandement du général Bordesoulle, bientôt rejoint par le duc d'Angoulême et Guilleminot, l'infanterie des généraux Bourmont, Obert et Goujeon, la cavalerie de Foissac-Latour, l'artillerie de Tirlet, le génie de Dode de La Brunerie prennent position devant Cadix à partir de mi-juillet. La marine, contrainte d'employer plusieurs divisions navales à la surveillance des côtes et des ports de l'Atlantique et de la Méditerranée où s'accrochent les constitutionnels, n'envoie pour bloquer le port qu'une petite escadre d'à peine dix bâtiments, avec lesquels le contre-amiral Hamelin ne peut assurer sa mission. Le 27 août, il est remplacé par le contre-amiral des Rotours, puis par Duperré, qui n'arrive que le 17 septembre, avec des moyens renforcés. Le 31 août, l'infanterie française donne l'assaut du Fort du Trocadéro. Au prix de 35 tués et 110 blessés, elle s'empare de la presqu'île et de ses puissants canons retournés contre la ville de Cadix. Elle inflige à l'ennemi la perte de 150 morts, 300 blessés et 1 100 prisonniers.

Le 20 septembre, le fort Santi-Pietri tombe à son tour devant une action combinée de l'armée et de la marine. Le 23, ses canons, ceux du fort du Trocadero et de la flotte de Duperré bombardent la ville. Le 28, les constitutionnels jugent la partie perdue : les Cortès décident de se dissoudre et de rendre à Ferdinand VII le pouvoir absolu. Le 30, Cadix capitule. Le 3 octobre, plus de 4 600 Français débarquent sur les quais du port.

L'armée du roi de France tire ses derniers coups de fusil au début du mois de novembre. Le 5 novembre, le duc d'Angoulême quitte Madrid. Il rentre en France le 23, laissant derrière lui un corps d'occupation de 45 000 hommes, sous le commandement de Bourmont. L'évacuation progressive de l'Espagne ne s'achève qu'en 1828.

Conséquences

Les libéraux négocient alors leur reddition en échange du serment du roi de respecter les droits des Espagnols. Ferdinand VII accepte. Mais le 1er octobre 1823, se sentant appuyé par les troupes françaises, Ferdinand VII abroge de nouveau la Constitution de Cadix, manquant ainsi à son serment. Il déclare « nuls et sans valeur » les actes et mesures du gouvernement libéral.

Chateaubriand, ministre des affaires étrangères du gouvernement Villèle (du 28 décembre 1822 au 6 juin 1824), déclara dans ses Mémoires d'outre-tombe : « Enjamber d'un pas les Espagnes, réussir là où Bonaparte avait échoué, triompher sur ce même sol où les armes de l'homme fantastique avaient eu des revers, faire en six mois ce qu'il n'avait pu faire en sept ans, c'était un véritable prodige ! »


Sources: http://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9dition_d%27Espagne

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MessageSujet: Re: Famille HIGONET ou HYGONNET   Dim 27 Nov - 11:32

Je ne peux que saluer ton travail de recherche , je me suis régalé , un vrai plaisir , cela fourmille d'anecdotes ,la vie de ton Higonet et des membres de cette famille nous dépeint bien la vie et les ambitions de ces temps la .

Tu as eu une passion pour cette famille et cela se voit et se lit !!!
Remarquable étude mon cher ,chapeau bas !!!

félicitations bravo bravo bravo


Dernière édition par DAVOUT le Dim 27 Nov - 16:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Famille HIGONET ou HYGONNET   Jeu 19 Sep - 12:54


Igonet:   Variante de Hugonet, diminutif du nom de personne d'origine germanique Hugo (hug = intelligence). Le patronyme semble originaire du Massif Central, où on trouve aussi la forme Higonet.

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