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 description génerale de l'organisation des armées sous l'empire

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DAVOUT
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Carnet militaire.
Affecté Affecté : Réserviste

MessageSujet: description génerale de l'organisation des armées sous l'empire   Jeu 17 Juin - 19:20

En quelques mots une description générale de l'organisation des armées qui s'affrontaient sous l'empire et plus particulièrement l'armée française

ce document est une synthèse de plusieurs documents historiques sur ce sujet ,pour ceux que cela passionne je pourrai conseiller les sites ou livres traitant ce théme.

Ne m'en attribuer pas tous les merites svp.

bien à vous et bonne lecture Davout

L'Infanterie.



L'infanterie est déjà, et restera encore longtemps la "Reine des batailles". C'est autour d'elle que s'articule l'organisation de l'armée prise dans son ensemble. C'est d'après sa puissance que l'on jugera de la puissance militaire de la nation. Elle peut seule gagner des batailles et exploiter le résultat ainsi acquis, ce que ne peuvent faire l'artillerie ou la cavalerie qui lui sont donc attachées pour augmenter son efficacité.
L'organisation.

A- Le bataillon.

L'unité tactique de base de l'époque est le bataillon. Il est normalement commandé par un "chef de bataillon." Il est constitué de compagnies, variables en nombre et en composition selon le pays et le type d'infanterie. Le plus souvent 4 à 10 compagnies constituent le bataillon. La compagnie comprend de 50 à 200 hommes selon les nations. L'on voit donc qu'un bataillon peut compter de 200 à 2000 hommes selon les nations et selon les époques. Ces deux chiffres représentent des extrêmes rarement rencontrés et la fourchette la plus représentative se situe entre 500 et 1500 hommes.

Un bataillon est donc composé de plusieurs compagnies, et parmi celle-ci, il se trouve fréquemment des compagnies différenciées que l'on appelle compagnies d'élite, au nombre d'une ou deux. La compagnie d'élite la plus fréquente, est la compagnie de grenadiers. Ce sont des fantassins à la stature et à l'expérience au combat supérieures à la moyenne, et qui apportent au reste du bataillon leur appui physique et surtout moral. Ils portent toujours des pièces d'uniforme permettant de les distinguer. L'autre compagnie d'élite que l'on peut aussi trouver au sein des bataillons est la compagnie légère. Elle porte différents noms selon les pays et l'on peut citer sans être exhaustif, les termes de voltigeurs, tirailleurs, chasseurs, traduits dans les différents langages. Ces sont des hommes choisis pour leur agilité et particulièrement entraînés au tir, avec des armes souvent de meilleure qualité que le reste de la troupe, et au combat en formation diffuse, c'est à dire en tirailleurs. Eux aussi sont toujours reconnaissables par certains aspects de leur tenue. Le "gros" du bataillon est constitué des compagnies dites du centre, formés d'hommes du rang sans compétence particulière. C'est la masse des conscrits formés, parfois très sommairement, à la manoeuvre en ordre serré, au tir de salve et au combat à la baïonnette. Elles sont appelées compagnies du centre parce que dans toutes les armées, lorsque le bataillon est déployé en ligne, la compagnie de grenadiers occupe la droite du bataillon, et la compagnie légère, si elle existe, la gauche.

Dans la plupart des armées, il était fréquent d'enlever aux bataillons leur(s) compagnie(s) d'élite afin de les regrouper en bataillons autonomes, et ce de façon plus ou moins provisoire. L'exemple le plus typique étant les grenadiers autrichiens qui, à ma connaissance, n'ont jamais combattu au sein de leurs unités d'origine, mais toujours en bataillons composites à l'organisation pratiquement immuable.

B- Le régiment.

Le régiment est surtout une entité administrative mais qui n'a pas grande signification sur le champ de bataille. Il est normalement commandé par un colonel. Il est constitué de un ou plusieurs bataillons de guerre, c'est à dire utilisés en campagne, le chiffre le plus élevé rencontré est de cinq bataillons pour un régiment, et d'un bataillon de dépôt. Ce bataillon de dépôt à effectif moindre est chargé de la réception et de la formation des recrues au bénéfice des bataillons de guerre. Il est fréquent qu'un régiment ait au même moment plusieurs de ses bataillons disséminés sur plusieurs théâtres d'opérations à travers le monde.

C- La brigade.

C'est l'unité tactique qui est de fait, pour la manoeuvre, immédiatement supérieure au bataillon. Elle est normalement commandée par un général de brigade. La brigade regroupe de deux à x bataillons, ce dernier chiffre pouvant être assez élevé, et on a vu des brigades à dix ou douze bataillons. Le plus souvent, la brigade est la réunion de plusieurs régiments, mais comme on l'a vu plus haut, cela n'est absolument pas obligatoire.

D- La division.

La division est l'unité tactique immédiatement supérieure à la brigade. Elle est normalement commandée par un général de division. La division est en général composée d'au moins deux brigades qui, sauf cas particulier manoeuvrent ensemble sur le champ de bataille.

E- Le corps d'armée.

Le corps d'armée est une formation perfectionnée au plus haut point dans les armées françaises, et plus ou moins adoptée par les autres belligérants. Il est constitué dans sa forme la plus accomplie, d'une ou plusieurs divisions d'infanterie plus de la cavalerie et de l'artillerie de réserve, sans compter les services du train, des ambulances, etc.... Il s'agit donc d'une véritable petite armée en réduction et pouvant faire campagne de façon autonome. Le corps d'armée, à l'époque qui nous occupe, est normalement commandé par un général de division, ou par un Maréchal. Il convient à ce propos de se souvenir que dans l'armée française, Maréchal n'est pas un grade mais un titre honorifique, tout comme soldat de première classe d'ailleurs.
Les différents types d'infanterie.

Il existait deux types principaux d'infanterie à l'époque, à savoir : l'infanterie de ligne et l'infanterie légère. Ces deux types principaux étaient répartis entre des catégories de troupes se différenciant par leur valeur au combat. Ces catégories sont, en commençant par la première : la Garde, la ligne, la réserve, les irréguliers.

A- L'infanterie de ligne.

C'est la plus nombreuse. Le bataillon de ligne est constitué de compagnies de fantassins n'ayant aucun entraînement particulier, et souvent de compagnies d'élite. Il constitue la masse de manoeuvre principale de l'armée. Il n'est normalement utilisé qu'en ordre dense, sauf pour les compagnies d'élite qui peuvent parfois agir séparément. En particulier, les compagnies légères peuvent être envoyées en avant du bataillon pour harceler au feu l'ennemi, ou occuper des zones habitées par exemple, toutes tâches que leur aptitude à manoeuvrer en ordre lâche leur rend plus aisées.

Le fantassin des compagnies du centre des bataillons de ligne est appelé selon le pays : fusilier, mousquetier terme préférable à mousquetaire, lignard, etc.... La première des compagnies d'élite est formée presque invariablement de grenadiers, la seconde s'il y a lieu, et selon les pays de voltigeurs, légers, tirailleurs, etc....



B- L'infanterie légère.

Elle est, théoriquement, une troupe d'élite dont les bataillons dans leur ensemble sont aptes à effectuer les tâches qu'accomplissent les compagnies légères de la ligne. Un bataillon d'infanterie légère est constitué d'un nombre variable selon les nations de compagnies "du centre", et parfois d'une ou deux compagnies d'élite. Les fantassins des compagnies du centre portent des noms différents selon les nations, et l'on peut citer: chasseurs, tirailleurs, fusiliers, rifle, etc.... Beaucoup de nations ont jugé bon d'adjoindre à leurs unités d'infanterie légère une ou deux compagnies d'élite. La première est constituée de carabiniers qui sont l'équivalent des grenadiers, et la deuxième s'il y a lieu, de voltigeurs.

C- La Garde.

Dans presque toutes les armées de l'époque, une petite proportion de l'infanterie réunissait les meilleurs soldats disponibles, et constituait en principe l'ultime réserve sur le champ de bataille. Les unités ainsi constituées portaient le titre de "Garde" et jouissaient, outre d'un immense prestige, le plus souvent d'avantages non négligeables sur bien des plans. L'on trouvait dans la garde aussi bien des troupes légères que des troupes normales.

D- La ligne.

Ce terme, désigne en fait deux choses distinctes et qui sont assez proches dans l'esprit, ce qui ne manque pas de créer des confusions. On peut définir par "ligne" tout ce qui n'est ni garde, ni réserve, ni irrégulier, c'est à dire le gros de l'armée. Mais on peut aussi définir par "ligne" ce qui n'est pas infanterie légère. Ainsi l'on aura les bataillons de ligne par opposition aux bataillons de légers, mais on aura des bataillons légers de la ligne par opposition aux bataillons de légers de la Garde. Le tout étant de s'entendre sur les termes... Ce n'est d'ailleurs pas la seule difficulté de terminologie que nous rencontrerons.

E- La réserve.

Elle est constituée de troupes de second ordre, soldats âgés rappelés, conscrits peu formés, milices locales, etc.... Le plus souvent elle n'est utilisée que pour la défense du territoire national, mais on en a vu participer à des campagnes sur sol étranger. Elle est constituée en bataillons et/ou régiments généralement sur le modèle national, mais les compagnies d'élite y sont plus rares. Elle a pour nom garde nationale, landwehr, milice, etc....

F- Les irréguliers.

Ce sont presqu'exclusivement des bandes plus ou moins organisées agissant sur place pour la défense du sol natal. Elles n'ont en raison de leur manque d'équipement, entraînement ou même simplement de véritable motivation, pratiquement aucune valeur face aux troupes régulières. Par contre, elles s'attaquent volontiers aux convois de vivres, de blessés, aux petits détachements isolés, etc.... L'exemple le plus typique est la guérilla espagnole, mais d'autre cas ont pu être observés ailleurs.
Les formations du bataillon.

A- Principe.

Les armes du fantassin de l'époque sont encore assez rudimentaires, et les armes à feu, essentiellement le mousquet, manquent totalement de précision. C'est ce qui explique que pour obtenir une efficacité suffisante, les tirs d'infanterie doivent être délivrés en masse. Ainsi, 200 mousquets tirant en même temps peuvent légitimement laisser espérer à environ 60m un nombre de coups au but allant de 10 à 20% seulement!

C'est cet impératif de fournir un volume de feu important qui a amené les unités d'infanterie à manoeuvrer en ordre serré. De plus, la masse compacte des hommes que constitue un bataillon donne à l'impulsion que lui confère un mouvement offensif visant à entrer au corps à corps avec l'ennemi un impact que ne permettraient pas des formations plus lâches.

B- La ligne.

Le moyen le plus sûr pour mettre hors de combat l'adversaire étant de l'éliminer au feu avant d'entrer au contact avec lui, la formation qui permet le mieux d'arriver à ce résultat est celle qui permettra au plus grand nombre de mousquets de tirer en même temps, à savoir la ligne. C'est une formation que toutes les nations ont employée, et où les compagnies du bataillon sont rangées les unes à côté des autres en une ligne ininterrompue.

Les hommes sont généralement placés sur trois rangs, sauf exception et les deux premiers rangs peuvent faire feu tandis que le troisième est censé recharger les armes.

On voit que sur un bataillon de 600 hommes, avec cette formation, 400 mousquets peuvent être déchargés sur un front de 150 mètres... Impressionnant ! Un autre avantage à cette formation est son peu de profondeur, et donc sa vulnérabilité moindre aux tirs pénétrants : boulets d'artillerie en particulier.

L'inconvénient majeur de cette formation est qu'elle ne donne que peut d'impact à un mouvement de charge, et surtout qu'elle est plus fragile face à une charge effectuée par une unité évoluant dans la formation décrite ci-dessous. C'est essentiellement une formation de défense ou d'attaque par le feu.

C- La colonne.

Cette formation consiste à placer l'unité sur plusieurs files, et l'on distingue trois types principaux de colonnes sur le champ de bataille.

La colonne de marche est celle qui permet le mouvement le plus rapide pour gagner sa position de combat. Elle est formée par les demi-compagnies marchant l'une derrière l'autre. Elle n'est absolument pas adaptée au combat.

La colonne de compagnie est une colonne où toutes les compagnies sont déployées et placées les unes derrières les autres. C'est une formation de bataille adoptée par beaucoup de nations, qui défavorise le volume de feu au profit de l'impulsion que peuvent apporter à l'impact un grand nombre de rangs de fantassins marchant au pas accéléré.

Une variante fréquente de la précédente colonne est la colonne dite de division. J'ouvre ici une parenthèse pour relever une autre des ambiguïtés terminologiques qui compliquent la compréhension de l'art militaire de l'époque. Le mot division dont on a vu qu'il désignait la réunion plusieurs brigades, a une autre signification, à savoir la réunion de deux compagnies d'un même bataillon. Ainsi, la colonne de division est une colonne où les compagnies sont rangées par deux de front. C'est une formation qui offre l'avantage de permettre d'engager les combat au corps à corps sur un plus grand front tout en ayant l'impulsion due à la présence de plusieurs rangs derrière. Elle permet aussi, grâce à son front plus étendu de délivrer un feu non négligeable. C'est la formation d'attaque par excellence adoptée par beaucoup de nations.

D- Le carré.

L'infanterie est vulnérable aux attaques de cavalerie dès que la menace se fait ailleurs que sur le front où elle peut délivrer un grand volume de feu. Ainsi, un bataillon pris sur son flanc ou son revers par une charge de cavaliers quels qu'ils soient est pratiquement perdu. Pour parer cette menace, une formation spécifique a été élaborée : le carré. C'est une formation où les compagnies ou divisions se placent à angle droit les unes par rapport aux autres en faisant face à l'extérieur de la figure géométrique fermée ainsi obtenue. Le premier rang de soldats se met à genoux baïonnettes pointées à l'oblique, et les deux autres rangs peuvent faire feu tout en complétant le hérisson avec leurs propres baïonnettes. Pratiquement toutes les nations évoluées de l'époque ont adopté cette formation, mais entraînement et la discipline nécessaire au passage rapide en carré en limitaient souvent l'usage aux troupes de ligne et d'élite.

Certaines nations ont développé une formation plus simple mais aussi moins efficace, le carré plein : c'est une colonne qui sous la menace de cavalerie, fait pivoter vers l'extérieur les hommes qui se trouvent sur ses flancs et son revers, offrant ainsi une certaine résistance à l'attaque, toutefois moindre qu'avec le carré dit "creux".

Il est clair que la formation en carré ne permet pas un déplacement rapide de l'unité puisque quelle que soit la direction envisagée, au moins un côté du carré lui tourne le dos. Il est fréquent que plusieurs bataillons se forment en un seul grand carré, et l'on a même vu des divisions formées en un immense carré, une véritable forteresse.

E- Les tirailleurs.

Le terme tirailleur est ici utilisé comme terme générique pour désigner les formations diluées que pouvaient adopter en certaines circonstances certaines troupes spécialisées.

En réalité, pratiquement toutes les troupes d'infanterie étaient capables de manoeuvrer en ordre lâche, mais avec plus ou moins d'efficacité selon leur degré entraînement à ce sport particulier. Il consiste à avancer vers l'ennemi en offrant le moins de vulnérabilité possible à ses tirs de défense. Pour cela, on abandonne l'ordre serré, on se disperse, on change fréquemment de position, etc.... Il est clair que l'agilité, l'esprit d'initiative, et l'autonomie individuelle doivent être élevés pour obtenir de bons résultats en ce domaine. C'est pourquoi toutes les troupes spécialisées dans ce genre de combat avaient le statut de troupes d'élite. A contrario, les troupes qui n'étaient pas spécialement entraînées à ce jeu obtenaient des résultats parfois désastreux et n'y avaient recours qu'exceptionnellement.

L'avantage du combat en tirailleurs et que la formation est peu vulnérable aux tirs de l'adversaire. Son inconvénient majeur est son inaptitude totale à soutenir le corps à corps avec des unités en ordre dense, et sa grande vulnérabilité face à la cavalerie adverse.

C'est une formation utilisée essentiellement pour harceler au feu les unités adverses, mais aussi pour traverser les terrains difficiles qui rendent la progression en ordre dense hasardeuse.


La Cavalerie



La cavalerie est l'arme noble. Elle jouit d'un prestige énorme et les actions d'éclat qui émaillent son histoire au cours des guerres napoléoniennes sont entrées dans la légende.

La période voit les rôles de la cavalerie se diversifier et se spécialiser. Ainsi, elle n'est plus confinée aux seules tâches d'éclairage, de reconnaissance, de poursuite, mais elle devient en outre une arme de mêlée redoutable. Ses techniques se sont affinées de manière spectaculaire par rapport aux siècles qui ont précédé et son organisation plus rigoureuse en on fait les compléments quasi indispensables de l'infanterie.
L'organisation

A- L'escadron.

Il est le pendant du bataillon d'infanterie, et c'est donc l'unité tactique de base. Il est constitué généralement de deux compagnies elles mêmes formées de deux pelotons. Il comprend, selon les nations et les périodes, de 80 à 200 hommes, la moyenne étant située aux alentours de 120. Il est commandé par un chef d'escadron (commandant).

B- Le régiment.

Le régiment de cavalerie est constitué selon les nations et les périodes de 2 à 10 escadrons. Il est commandé par un colonel.

C- La brigade.

La brigade de cavalerie est constituée de 1à 4 régiments de cavalerie généralement du même type. Plus les régiments sont gros, et moins la brigade en contiendra. La brigade de cavalerie est commandée par un général de brigade.

D- La division.

La division de cavalerie est presque toujours constituée de 2 brigades, parfois de types différents. Elle est commandée par un général de division.

E- Le corps de cavalerie.

Les divisions de cavalerie sont parfois regroupées par deux ou plus pour constituer des corps de cavalerie. Ces corps constituent le plus souvent la réserve de choc de l'armée, et contiennent une très forte proportion de cavalerie lourde et de ligne. Le corps de cavalerie est normalement commandé par un général de division ou un maréchal.
Différents types de cavalerie.

A- La cavalerie légère.

Comme son nom l'indique, elle est constituée de troupes légèrement armées montées sur des chevaux qui dans l'idéal doivent être agiles et endurants. En effet, les multiples missions de la cavalerie légère imposent au cavalier et surtout à sa monture un rythme épuisant en campagne. Ces missions sont : découvrir l'ennemi, le reconnaître, éclairer et masquer les mouvements amis, combattre, poursuivre l'ennemi battu, couvrir la retraite amie, etc.... Lors des campagnes, les effectifs de la cavalerie légère fondent plus rapidement que ceux des autres armes en raison essentiellement de l'épuisement des chevaux. On en demande toujours plus à cette arme qui jouit de plus grand prestige au sein même de la cavalerie. Les principaux types de cavaliers légers sont, selon les nations : les chasseurs à cheval, les hussards, les chevau-légers, les dragons légers, les lanciers ou uhlans, et bien sûr les cosaques qui sont considérés par tous comme la meilleure cavalerie légère du monde.

En principe, la cavalerie légère est entraînée à manoeuvrer aussi bien en masse qu'en ordre dispersé. Le cavalier léger est armé dans la majorité des cas d'un sabre et de pistolets, souvent d'un mousqueton de cavalerie et parfois d'une lance.

B- La cavalerie de ligne.

La notion de cavalerie de ligne est une notion floue, et en fait assez peu réaliste à l'époque qui nous occupe.

Son principe est d'être située entre la cavalerie lourde et la cavalerie légère, et même en certains cas de remplir au besoin le rôle de fantassin : situation bâtarde et qui dans les faits se traduit par l'utilisation par telle ou telle nation de sa cavalerie de ligne plutôt dans le rôle de cavalerie légère ou plutôt dans celui de cavalerie lourde.

Le type principal de cavalerie de ligne est représenté par les dragons : dragons "tout-court" chez certains, dragons lourds pour d'autres. Le cavalier de ligne est généralement armé d'un sabre et de pistolets, souvent d'un mousqueton ou équivalent, et parfois d'une lance.

C- La cavalerie lourde.

La cavalerie lourde est l'arme de chocs par excellence. Elle est utilisée presque exclusivement pour le combat au corps à corps aussi bien contre la cavalerie ennemie que contre l'infanterie. Le cavalier lourd, armée d'un solide sabre et de pistolets, parfois d'un mousqueton, souvent casqué, le tronc également protégé par une cuirasse, est monté sur de grands et puissants chevaux. Il manoeuvre presque exclusivement en masse, en des charges dévastatrices bien qu'il soit néanmoins capable de remplir partiellement certaines tâches dévolues à la cavalerie légère, mais il serait quand même dommage d'épuiser son potentiel avant la bataille.

Les différents types de cavalerie lourde, selon les nations sont : les cuirassiers, les carabiniers, les gardes du corps, les grenadiers à cheval ; et souvent, les dragons et dragons lourds sont considérés comme faisant partie de la "grosse cavalerie."

D- La Garde.

Comme pour l'infanterie, beaucoup de pays ont désiré créer un corps d'élite constitué de la crème de leurs cavaliers. Outil de prestige ou arme d'élite, garde prétorienne ou réserve ultime, les cavaleries de la garde ont, selon les nations joué des rôles plus ou moins importants. Encore plus que l'infanterie, les cavaliers de la garde bénéficient d'avantages et de considérations supérieures à leurs collègues de la ligne. Certaines nations se contentent pour la garde à cheval de régiment(s) de cavalerie lourde ou légère, d'autres tiennent à ce que tous les types de cavalerie présents dans la ligne soient représentés dans la garde, d'autres enfin adoptent une position intermédiaire où seuls quelques types de cavalerie de la ligne ont leur pendant dans la garde.

Les formations de la cavalerie.

A- Principe.

De ce qui précède, on peut comprendre que les formations de la cavalerie doivent être très différentes selon la mission qui lui est dévolue. L'ordre dense sert bien entendu au combat et optimise l'effet de choc, tandis que la formation plus ou moins lâche est adoptée pour les missions normalement réservées à la cavalerie légère.

B- La colonne.

Cette formation est essentiellement utilisée pour la manoeuvre, l'approche d'une position à occuper, et rarement employée au combat. Elle n'offre pas les mêmes avantages à l'impact que pour l'infanterie, et n'est utilisée pour contacter l'ennemi que lorsque la place pour déployer l'unité fait défaut.

Comme pour l'infanterie, différents types de colonne existent, colonne par quatre (quatre cavaliers de front), colonne par pelotons (une demie compagnie de front), colonne par compagnie, colonne par division (deux pelotons de front, encore une difficulté du langage puisque ici division = demi-compagnie). Dans chaque cas, les cavaliers sont placés sur deux rangs, ce qui fait que pour un escadron de 100 cavaliers par exemple, la colonne par pelotons comprend une douzaine d'homme de front environ.

C- La ligne.

C'est la formation de combat par excellence, où l'escadron sur deux rangs de cavaliers présentent son front le plus large. Un régiment peut combiner ses différents escadrons formés en ligne, en une seule grande ligne ininterrompue, les placer les uns derrières les autres en une sorte de colonne par escadron, ou les "échelonner" en une colonne brisée par rapport à l'axe de progression.

D- Ordre lâche.

Appelé selon les circonstances en fourrageurs ou en tirailleurs, c'est l'ordre adopté pour les missions de reconnaissance et autres, mais aussi parfois au combat pour harceler, le plus souvent au feu, les unités ennemies. Les résultats de cette dernière action sont négligeables en termes de pertes, mais l'agacement qu'elle provoque chez l'ennemi peut avoir lui, des conséquences non négligeables.

E- Ordre irrégulier.

Il est impropre de parler de formation pour l'ordre irrégulier, puisque ce sont justement des troupes incapables d'adopter une formation quelconque qui se battent ainsi. L'aspect qu'elles offrent est celui d'une nuée de cavaliers se présentant en pagaille. Il faut dire qu'une telle cavalerie n'est jamais utilisée en bataille contre des unités formées, mais que son rôle, outre la reconnaissance où généralement elle excelle particulièrement, se borne au harcèlement, à la lutte contre les tirailleurs ennemis, et à la poursuite et à la mise à mort d'unités ayant perdu toute cohésion.

L'Artillerie.


L'artillerie à l'époque napoléonienne est l'arme savante. Aussi rustiques que puissent paraître aujourd'hui les matériels et principes d'utilisation de cette arme, elle n'en nécessite pas moins de personnels hautement qualifiés, et la théorie défaillante doit être supplée par une longue expérience sur le terrain.

On ne peut devenir un bon artilleur uniquement en étudiant dans les livres, car il faut avoir en plus manoeuvré, pointé, tiré maintes et maintes fois pour maîtriser en partie l'inefficacité relative des matériels.

L'organisation.

A- L'artillerie régimentaire.

C'est à l'époque qui nous intéresse une formation en voie de disparition. Seules quelques rares nations l'emploient encore au début du XIXème siècle, et plus personne lors de la chute de l'aigle. Elle consiste à doter les régiments d'infanterie d'un ou deux canons de petit calibre afin de leur conférer un surplus de puissance de feu. Les problèmes d'harmonisation des manoeuvres entre des armes très différentes, et surtout la prise de conscience de ce que l'artillerie utilisée en masse est bien plus "payante" conduisent à son abandon.

B- La batterie.

C'est l'unité de base pour la manoeuvre. Elle est souvent appelée compagnie d'artillerie et correspond d'ailleurs administrativement à son équivalent de l'infanterie. Elle comprend, selon le pays et l'époque, de quatre à douze pièces parmi lesquelles on peut souvent trouver un ou deux obusiers.

Les batteries sont généralement attachées à des formations au moins du niveau de la brigade, souvent il existe une batterie de réserve divisionnaire, la plupart du temps d'un calibre supérieur, et le corps d'armée à toujours, en théorie, son parc de réserve. Il est fréquent que sur un champ de bataille, plusieurs batteries soient réunies pour constituer une "grande batterie" dont la puissance de feu fera la décision, espère-t-on, en un lieu ou moment critique.

C- Le bataillon d'artillerie.

Ce n'est qu'une entité administrative n'ayant aucune application sur le terrain. Il peut comprendre de deux à x compagnies.

D- Le régiment d'artillerie.

Lui aussi n'est qu'une entité administrative pouvant regrouper plusieurs bataillons.
Différents types d'artillerie.

A- L'artillerie à pied.

Elle est appelée ainsi parce que les artilleurs qui la servent se déplacent à pieds, les canons étant tirés par des chevaux de traits voire des boeufs ou autres... Elle comprend tous les calibrent existant à l'époque, et l'on trouve des batteries à pied de 3 livres, 4 livres, 6 livres, 8 livres, 9 livres et 12 livres, selon les pays et les périodes, le dernier calibre constituant l'artillerie lourde ou de position, et les autres, la légère. Les calibres supérieurs ne sont plus utilisés en campagne et servent soit d'artillerie de forteresse, soit d'artillerie de siège.

B- L'artillerie à cheval.

Appelée aussi artillerie volante, ses servants se déplacent à cheval, ou quelquefois montés directement sur les trains ou caissons. Elle est constituée des calibres les plus faibles, 3 livres jusqu'à 6 livres inclus. Son grand avantage est la mobilité, et elle intervient rapidement là où la situation l'exige. Les batteries d'artillerie à cheval sont généralement attachées soit aux divisions de cavalerie, soit à la réserve des divisions et corps d'infanterie.

C- L'artillerie de la garde.

Certains pays ont complété l'organisation de leur garde par l'adjonction de batteries d'artillerie à pieds et/ou à cheval formées avec l'élite de cette arme d'élite, et bénéficiant généralement de matériels de qualité supérieure.

Les formations.

A- En batterie.

L'artillerie, évidemment ne connaît qu'une seule formation de combat, à savoir, "en batterie" : c'est à dire les canons déployés en ligne face à l'objectif.

B- Déplacements.

Pour se déplacer, la batterie d'artillerie peut être attelée, c'est à dire tirée normalement par les bêtes de trait, les avant-trains étant mis en place. Elle peut aussi pour effectuer de rapides changements de position être déplacée à la prolonge, c'est à dire par les bêtes de trait, mais sans l'attelage complet. Elle peut enfin, pour de petits changements de position ou de direction être tirée à la bricole, c'est à dire par les servants attelés à leur pièce au moyen de courroies et de cordes.

C- Service des pièces.

On ne peut évoquer l'utilisation de l'artillerie sans évoquer l'approvisionnement en munitions. En effet, les pièces circulent avec peu ou pas de munitions, et lors d'une bataille, un flot régulier de pourvoyeurs est indispensable. Pour des raisons évidentes de commodités les caissons à munitions ne peuvent être éloignés des pièces et c'est l'ensemble bouches à feu plus caissons que l'on doit considérer lorsque l'on parle d'une batterie d'artillerie sur le champ de bataille. Chaque pièce est fournie en boulets par un caisson à la fois, qui une fois vide repart vers l'arrière de la ligne de feu rejoindre le parc d'artillerie d'où part un second caisson qui le relaye et ainsi de suite jusqu'à épuisement de la bataille... ou des munitions, c'est arrivé plusieurs fois.


Dernière édition par DAVOUT le Ven 8 Juil - 23:59, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: description génerale de l'organisation des armées sous l'empire   Jeu 17 Juin - 19:48

sur ce coup la je m'incline !

J'adore ces " quelques mots "

Qui trouvait mes post trop long ?
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De Oudinot
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MessageSujet: Re: description génerale de l'organisation des armées sous l'empire   Jeu 17 Juin - 21:15

chapeau bas Davout!!!!!

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Ah! si je les aimais! je pense bien que je les aimais! je les ai tous fait tuer!
Nicolas-Charles Oudinot, Marechal d'Empire, Duc de Reggio.
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description génerale de l'organisation des armées sous l'empire
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